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Vu d'Allemagne

Le congrès des Verts à Cologne

Un an après la fin de la coalition rouge-verte, le congrès des Verts qui s’est tenu ce week-end à Cologne, est au centre des commentaires de la presse allemande. Celle-ci reconnaît que les prédictions, pour certains alarmantes, que le parti écologiste « gauchiserait » encore plus sa politique sociale, abandonnerait la politique étrangère de Joschka Fischer et reviendrait au radicalisme de ses débuts en termes d’environnement, se sont avérées vaines.

Prise l'an dernier, cette image symbolique présente tout ce qui a manqué cette année au congrès des Verts.

Prise l'an dernier, cette image symbolique présente tout ce qui a manqué cette année au congrès des Verts.

Aucun autre parti ne se livre de luttes internes aussi impitoyables, relève die Welt. En termes politiques, ce changement climatique en guise de projet social, que tout le monde peut non seulement appeler de ses vœux mais aussi pratiquer, a été ici aussi authentique que contemporain. Conduire une voiture propre, prendre les transports publics, acheter le réfrigérateur le plus efficace en termes énergétique, il n’y a pas là de quoi inventer des visions transcendantes.

Un pessimisme encore plus marqué à la Frankfurter Rundschau. Lorsque même la chancelière CDU s’offre le luxe de deux conseillers sur le climat, lorsque le Ministre SPD de l’Environnement s’engage en faveur de l’abandon du nucléaire, les Verts perdent alors toute exclusivité sur ces thèmes politiques qui ont fait leur identité. A Cologne aussi, pas de nouveau profil en vue. Ce que certains appellent le « radicalisme réaliste » n’est rien d‘autre qu’un énoncé de possibilités. Les exigences des Verts étaient pourtant autrement plus inconfortables !

Même analyse pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung. A part sur le climat où le discours Vert affiche des contours très clairs, dans tous les autres domaines politiques, du social à l’économie en passant par la politique étrangère, l’écart est devenu bien mince entre le camp libéral du FDP et la gauche. Et puis, la lutte de pouvoir que ce sont livrés jusqu’à présent, Roth, Bütikofer, Trittin, Künast et Kühn, n’a rien engendré d’autre que la remise aux calendes grecques de décisions importantes.

Pour la Süddeutsche Zeitung, l’élection surprise d’une jeune inconnue, l’enthousiaste et courageuse Juliane Seeliger, témoigne du profond désir des militants de base de voir enfin de nouvelles têtes à leur tête. A Cologne, plus personne n’a parlé de Joschka Fischer. Dans l’histoire du parti, ce congrès ne sera pas celui du glissement à gauche mais celui de la rupture culturelle : les débats passionnés sont de nouveau permis et les nouveaux visages sont les bienvenus. Dommage seulement que cela n’intéresse quasiment personne depuis la perte du pouvoir de gouverner, conclut le quotidien.

  • Date 04.12.2006
  • Auteur Christophe LASCOMBES
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