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Allemagne

Le congrès de la CDU à Hanovre

Le premier jour du congrès a été marqué par le discours de la chancelière Angela Merkel qui a tenu à prendre ses distances avec ses partenaires de coalition, les sociaux-démocrates, qui sont en plein virage à gauche.

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La chancelière Angela Merkel au congrès de la CDU à Hanovre

En deux ans de coalition, les relations entre les deux grands partis n’ont jamais été aussi tendues. Après le rallongement de l’allocation chômage pour les chômeurs âgés obtenu à l’automne, le SPD vient d’arracher à la CDU un accord sur un salaire minimum dans les services postaux, et le nouveau ministre du travail Olaf Scholz, qui a succédé à Franz Müntefering, est bien décidé à étendre ce principe à d’autres secteurs économiques.

Pour les chrétiens-démocrates, ces mesures sont inacceptables et elles remettent en question les réformes du marché du travail que les sociaux-démocrates avaient adoptées quand ils étaient au pouvoir avec les Verts.

Angela Merkel ne s’est d’ailleurs pas privée, en évoquant le débat sur les salaires exorbitants de certains patrons, de s’en prendre à l’ancien chancelier Gerhard Schröder :

« Je ne vais pas me prononcer sur le succès des constructeurs automobiles américains mais je lis aussi que tous les fabricants depuis des années admirent tout particulièrement la réussite d’un constructeur japonais. Et là-bas, le chef ne gagne que vingt fois plus qu'un ouvrier. C'est environ le double de ce que gagne un chancelier allemand -quand il ne travaille pas pour l'industrie du gaz russe en Suisse. »

Pour bien marquer leur différence avec le SPD, les 1000 délégués de la CDU ont adopté à Hanovre un texte intitulé « Chances pour tous. Education, travail, prospérité ». Il s’agit de rester sur la lancée de la reprise économique, tout en se présentant comme le parti du centre. Les sociaux-démocrates, eux, ont quitté ce centre fin octobre lors de leur congrès à Hambourg, pour réaffirmer leur attachement à la doctrine du « socialisme démocratique », ce qu'Angela Merkel n'a pas hésité à dénoncer:

« Le socialisme démocratique est une contradiction en soi. Logiquement, les deux ne peuvent pas aller ensemble. Le socialisme finit en totalitarisme. »

La chancelière prépare d'ores et déjà sa campagne électorale alors que se préparent trois scrutins régionaux en Hesse, en Basse-Saxe et à Hambourg, sans oublier les législatives de septembre 2009.