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Vu d'Allemagne

Le conflit du nucléaire dans l'impasse

À deux jours de l’échéance fixée par l’ONU, Téhéran a refusé de stopper l’enrichissement d’uranium. Mahmoud Ahmadinejad, mardi, lors de sa quatrième apparition médiatique depuis qu’il est en fonction, est même allé jusqu'à défier Georges Bush pour un duel télévisé. Le président iranien semble en position de force à l’heure actuelle, face à une communauté internationale divisée dont les sanctions, si toutefois elles sont prises, devraient s’avérer inefficaces. C’est en tout cas le credo principal dans la presse allemande.

Mahmoud Ahmadinejad tient tête aux grandes puissances en refusant l'ultimatum

Mahmoud Ahmadinejad tient tête aux grandes puissances en refusant l'ultimatum

à l'instar de la TAZ, la Tageszeitung de Berlin et du titre de son commentaire qui en dit long : "Le grand spectacle d’Ahmadinejad". Allusion est faite, bien sûr, à la conférence de presse du président iranien que le journal qualifie de bizarre. Ce n’est pas tous les jours en effet qu’un chef d’état de la République islamique propose à son homologue américain, un débat télévisé pour deviser à propos des questions de politique mondiale. D’autant qu’en outre il a catégoriquement refusé de satisfaire à la demande du conseil de sécurité non sans remettre en question son droit de veto.

Le discours impétueux d’Ahmadinejad est à mettre au compte de la politique agressive des Etats-Unis et d’Israël ainsi que du dilettantisme de Union européenne, analyse le quotidien. En considérant les quatre dernières années, on constate pourquoi l’islamisme radical et le terrorisme ont gagné du terrain. L’Iran n’a qu’à pointer le doigt sur les destructions et victimes de cette époque pour faire des millions d’émules. Or il ne craint pas grand-chose sachant que l’on osera pas, après les désastres en Irak et au Liban, ouvrir un nouveau front en Iran.

Même son de cloche dans la Süddeutsche Zeitung qui évoque un Conseil de sécurité "paralysé". Une situation inconfortable engendrée par un ultimatum posé alors que la position iranienne est claire depuis longtemps. Le calcul de l’occident de faire plier Téhéran sous la pression d’une résolution unanime a fait long feu comme prévu. Et si le conseil de sécurité veut rester crédible, il n’a d’autre choix que de réfléchir à des sanctions. Mais voilà poursuit le journal, la plus haute instance des nations unies ne devrait pas être en mesure de le faire dans l’immédiat. Si les USA exigent une réaction musclée, la Russie et la Chine, elles, demeurent prudentes. Quant à l’Europe sa volonté diplomatique résulte moins de sa conviction de voir l’Iran est prêt à négocier que d’égards vis-à-vis de Moscou et Pékin.

« L’heure des sanctions a sonné » titre en revanche le quotidien Die Welt, selon lequel il existe moult possibilités économiques et politiques de rendre la vie dure à Téhéran. Ajoutant qu'il faudra aussi voir le spectre de la menace militaire planer de temps à autre dans la salle de négociations. Et de conclure qu’Ahmadinejad doit être conscient d’une chose : L’Iran en devant puissance atomique signerait sa propre ruine.

  • Date 30.08.2006
  • Auteur Yann Durand
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