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Vu d'Allemagne

Le compromis en Ukraine

Un compromis a permis à l’Ukraine de sortir de la crise : L’adoption d’une réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs du président à compter de 2006 et le vote d’amendements limitants les risques de fraude pour le scrutin présidentiel du 26 décembre semble convenir à tous. Le grand gagnant est cependant le candidat de l’opposition Victor Iouchtchenko qui a de grandes chances de succéder au président Koutchma. C’est du moins l’analyse de la presse allemande dans la plupart des commentaires.

la manif a porté ses fruits

la manif a porté ses fruits

‘La foule se retire pour laisser aux institutions concernées le loisir de recueillir les fruits d’une rebellion des plus ordonnées’. Ainsi décrit la Tageszeitung de Berlin les événements. Et de s’étonner devant une révolution exemplaire. Réduire les prérogatives présidentielles au profit du parlement est sage et surtout logique : On ne connait que trop bien la propension des anciennes républiques soviétiques à souvent passer sans transition d’un gouvernement démocratique à une autocratie.

Durant plus de deux semaines, des centaines de milliers de manifestants en bravant le froid et la neige ont montré leur attachement à la démocratie et à un état de droit. ‘Aujourd’hui nous sommes devenu une nation.’ cite le quotidien Die Welt la population ukrainienne à l’annonce du compromis. Mais il y a encore du chemin à faire prévient le journal avant que le pays retrouve son statut moyennageux : une fenêtre sur le monde occidental pour son voisin, la Russie.

Car une victoire de Iakouchtchenko lors d’un scrutin que l’on espère cette fois irréprochable n’est pas aussi sûre qu’on le pense, renchérit la Frankfurter Rundschau. Si Ianoukovitch, l’actuel premier ministre, venait à se désister à moins de dix jours de l’échéance, le vote deviendrait alors un référendum pour ou contre le candidat de l’opposition. Dont une aile, rappelle le journal, n’a pas ratifié la réforme constitutionnelle considérée comme une concession au pouvoir en place. Une aile qui pourrait l’empêcher d’atteindre la barre des 50 % de suffrages requise dans ce cas de figure.

C’est vrai le compromis à valu à Iouchtchenko le vif désaccord de son alliée, Ioulia Timochenko, concède la Südddeutsche Zeitung. Mais on ne peut parler d’une scission au sein de l’opposition. Et n’oublions pas que dès le début, il incombait à l’ancienne premier ministre, au moyen d’une réthorique incisive de maintenir l’opposition radicale sur le pied de guerre. Jusqu’à présent, conclu le journal, Viktor Iouchtchenko, dans son combat pour des présidentielles équitables, a fait un sans faute qu’il lui faut préserver encore quelques jours.

  • Date 09.12.2004
  • Auteur Yann Durand
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