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AFROPRESSE

Le chef de l'Etat gambien sous pression

Cette semaine, les journaux allemands s'intéressent à Yahya Jammeh qui s'accroche à son fauteuil de président malgré les pressions de la communauté internationale, ainsi qu'aux réfugiés de retour en Afrique.

Gambia Präsident Yahya Jammeh (Reuters/T. Gouegnon)

Yahya Jammeh est depuis 22 ans au pouvoir

« Le chef de l'Etat gambien en passe d‘être destitué », titre Johannes Dieterich dans la Berliner Zeitung.  Selon le correspondant du journal à Johannesburg, Yahya Jammeh est totalement isolé sur la scène internationale. Et de rappeler que, lors du sommet de crise de la CEDEAO qui s'est tenu au Nigeria,  les chefs d'Etat de la communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest ont reconnu Adama Barrow comme vainqueur de l'élection présidentielle. Plusieurs d'entre eux  s'étaient rendus en Gambie pour s'entretenir avec le chef de l'Etat. En vain. Johannes Dieterich explique qu'après l'euphorie qui s'était emparée des 2 millions de Gambiens, l'ambiance à Banjoul est de nouveau tendue : les troupes loyales à Yahya Jammeh patrouillent dans les rues de la capitale.

Et d'après les observateurs, le sort du pays est désormais entre les mains de l'armée. De nombreux militaires de haut rang se sont rangés derrière l'actuel président. Seul recours encore possible souligne la Berliner Zeitung : le pays étranger qui a le plus d'influence sur la Gambie , le Sénégal  qui a promis des sanctions économiques au cas où Yahya Jammeh reste au pouvoir. Or le petit pays, dont le produit intérieur brut dépend à 60% du tourisme, doit déjà faire face à une vague d'annulations de vacanciers et cela en pleine haute saison touristique !

Nigeria Ecowas-Treffen (Getty Images/AFP/P.-U. Ekpei)

Les chefs d'Etat de la CEDEAO lors du sommet d'Abuja le 17 décembre

Le président gambien ne veut pas céder, titre la Neues Deutschland. Ni les pressions de la CEDEAO ni les critiques n'ont fait changer son attitude jusqu'à présent. Yahya Jammeh, écrit Armin Osmanovic, correspondant du journal à Dakar, dirige le pays depuis 22 ans. Les organisations internationales de défense des droits de l'homme l'accusent de persécuter les homosexuels, de mettre en prison les gens qu'il n'aime pas, les opposants en particulier, et même de les torturer dans certains cas. Après l'élection, des voix se sont fait entendre dans le pays pour qu'il comparaisse devant la Cour Pénale Internationale de La Haye. Et aujourd'hui, de nombreux chefs d'Etat lui demandent de respecter la décision du peuple : Macky Sall ou encore François Hollande. Une intervention militaire n'est pas exclue. La CEDEAO a expliqué qu'elle se préparait au pire. Yahya Jammeh voulait s'appuyer sur les chefs religieux pour rester au pouvoir. Mais là encore, il a échoué. Les imams et les prêtres lui ont demandé de partir. Le chef de l'Etat a parlé de trahison. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il est de plus en plus sous pression.

Migranten in Agadez (DW/K. Gänsler)

Trois jeunes migrants à Agadez au Niger qui veulent rentrer au Sénégal

Die Welt propose cette semaine un reportage sur des migrants qui, après avoir tenté le voyage en Europe, sont de retour en Afrique. Le journaliste Christian Pusch s'est rendu à Agadez au Niger, dans un centre pour migrants de l'Organisation Internationale pour les Migrations, où il a rencontré des hommes traumatisés par leur expérience. Bangora par exemple, qui a 25 ans et qui a payé 1800 euros pour aller de Guinée en Libye. Autrement dit toutes les économies de la famille qui avait de grandes attentes envers le jeune homme. Ce qui l'a poussé à s'accrocher mais l'a également rendu vulnérable. Le passeur a pris l'argent en le promettant de l'emmener jusqu'à la côte lybienne. Mais la personne-contact en Libye n'était apparemment au courant de rien et a exigé 500 dollars supplémentaires. Bangora a alors été enfermé dans un cachot et battu. Jusqu'à ce que sa famille restée au pays vende les 4 vaches qu'elle possédait pour le faire sortir de là. Une famille terriblement déçue qu'il interrompe ainsi son voyage. Aujourd'hui, Bangora est libre. Mais il dit ne plus avoir aucune perspective ni aucune attente.

 

 

 

 

 

 

 

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