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Afrique

Le cas des policiers burundais de retour de RCA

Après leur retour au pays, les policiers burundais de la Mission de l'ONU en Centrafrique réclament leurs salaires mais craignent aussi pour leur sécurité. Bujumbura les accuse de divulguer de fausses informations.

Les autorités burundaises ont beau se dire satisfaites de la mission accomplie par l'unité de police déployée dans le cadre de la Minusca en Centrafrique, les agents ne sont pas rassurés. Après trois jours passés au sein de l'Ecole de formation de la police à Gatumba, ils ont bénéficié de congés. Des congés qui ne les empêchent pas de réclamer au moins douze mois d'arriérés de salaires.

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"Un ensemble de facteurs peut expliquer pourquoi il y a eu un retard dans le paiement." (Léonce Ngendakumana)

Méfiance de l'Union européenne

Certains policiers avouent également s'inquiéter pour leur sécurité à tel point qu'ils auraient demandé asile dans d'autres pays. "Je dois dire que c'est un cas extrêmement grave", dit l'opposant Léonce Ngendakumana. "Le Burundi avait franchi un pas avec l'accord d'Arusha. L'accord d'Arusha avait redonné l'espoir au peuple burundais, y compris auprès de la communauté internationale. C'est pour cette raison que le Burundi participait aux programmes de maintien de la paix un peu partout en Afrique. Mais dès lors que l'accord d'Arusha est rejeté, dès lors que la constitution de la République du Burundi est rejetée, dès lors que le Burundi persiste dans des cas de violence ... tout ca c'est un ensemble de facteurs qui peuvent expliquer pourquoi il y a eu un retard dans le paiement. Parce que l'Union européenne contribue à une part importante là-dedans."

Où est le problème ?

"Ce sont des rumeurs, propagées par ces pseudo-organisations" déclare Pierre Nkurikie, le porte-parole de la police nationale du Burundi. "L'objectif c'est de diviser les membres des corps de défense et de sécurité probablement pour pouvoir les recruter pour d'autres fins. Vous les avez vus tous ici. Ils sont vraiment fiers de leur travail et ils sont fiers de rentrer ici dans leur pays."

En tout, 280 policiers burundais participaient à la mission des Nations unies en Centrafrique. Pour l'heure, on ne sait pas s'il sera remplacé. Selon la police, c'est une décision qui revient aux organisations internationales, dont l'Onu. Mais d'autres voix évoquent des raisons inhérentes à la situation politico-sécuritaire au Burundi.

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