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Afrique

Le Burundi et l'ONU filent-ils désormais le parfait amour ?

L’envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU au Burundi, séjourne depuis près d’une semaine à Bujumbura. Michel Kafando a rencontré, notamment, les acteurs gouvernementaux.

Écouter l'audio 04:01

"Les relations entre l’ONU et le Burundi sont très bonnes." (Albert Shingiro)

Au moment où nous mettons en ligne, l’ancien président de la transition du Burkina Faso n’a pas encore rencontré les quelques rares opposants et leaders de la société civile restés à Bujumbura. Est-ce à dire que les relations entre l’ONU et le Burundi se sont améliorées ? Depuis le début de cette crise politique, en avril 2015, Michel Kafando est le sixième envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU. 

L'envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Jamal Benomar, a été récusé au par les autorités Burundaises début 2017.

L'envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Jamal Benomar, récusé par les autorités Burundaises début 2017.

Son prédécesseur, Jamal Benomar, a été récusé par Bujumbura qui l’accusait d’être proche de l’opposition. "Nous sommes en train de renforcer, de cimenter, voire d'embellir nos relations avec la nouvelle administration. L'ONU est un organe universel, dont le Burundi est membre depuis juillet 1962", explique Albert Shingiro, ambassadeur du Burundi auprès de l’ONU. "Je confirme que nos relations sont très bonnes et que nous comptons garder cet élan"

 

L'ONU joue le réalisme politique

Après la série de récusations de ses différents envoyés spéciaux, l'ONU a décidé de jouer la carte du pragmatisme dans la résolution de la crise politique burundaise. Pour le chercheur Christoph Vogel, "les Nations unies sont une organisation construite à base d’Etats souverains. Donc, en théorie, quelle que soit la situation sur place, les Nations unies ont un intérêt primaire à rester un interlocuteur, à chercher à jouer leur rôle de médiateur, de garant d’une stabilité ou du moins une amélioration de la stabilité", explique le spécialiste.

 

Mission périlleuse 

Le dialogue politique entre acteurs de la crise est au point-mort.

Le dialogue politique entre acteurs de la crise est au point-mort.

De nombreux analystes émettent des réserves quant à la réussite de la mission de bons offices de Michel Kafando.

Officiellement, il ne vient qu’en appui à la médiation initiée par l’Afrique de l’Est et menée par l’ancien président tanzanien, Benjamin William Mkapa, sous la supervision de Yoweri Kaguta Musseveni, le numéro un ougandais.

Avant l'étape burundaise, Michel Kafando a rencontré discrètement, au cours des dernières semaines, le facilitateur dans la crise burundaise, Benjamin Mkapa, à Dar-es-Salaam ainsi que l'opposition burundaise en exil à Bruxelles.

Depuis, rien n'a bougé.

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