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Afrique

Le Burkina, cible des djihadistes

Au moins 26 personnes sont mortes dans les attaques jihadistes de Ouagadougou. Parmi les rescapés se trouvait le ministre du Travail, Clément Sawadogo, présent dans l'hôtel Splendid vendredi soir.

Écouter l'audio 02:04

"Ils ont tiré dans la salle, donc ils ont blessé certains d'entre nous" (Clément Sawadogo)

Entre trois et quatre djihadistes auraient été tués au cours de l'assaut des forces de l'ordre, aidés par des troupes françaises et américaines. Il a duré une douzaine d'heures. En tout 126 personnes, dont 33 blessées, ont été libérées au cours des opérations, d'après le ministre de l'Intérieur, qui concernaient le bar Cappucino et l’hôtel Splendid. Parmi eux, ce rescapé, touché à l’épaule qui a préféré garder l’anonymat. "D'abord, ils tiraient avec des armes lourdes, très lourdes, en rafales. L'un d'eux a tiré sur mon épaule. D'autres personnes qui étaient là-bas sont gravement blessées. En sortant, les gars sont revenus encore à la charge."

Le ministre du travail Clément Sawadogo était à l’hôtel Splendid lors de la prise d’otage. Il y est resté de 19h jusqu'à 2 heures du matin. "On s'est enfermé dans la salle de réunion. Ils sont montés au 4ème étage et ils ont défoncé la porte en tirant dessus. Et ils ont tiré dans la salle, donc ils ont blessé certains d'entre nous. Habilement, on essayait de passer un coup de fil juste quelques secondes pour expliquer notre situation à la famille."

Le président Roch Marc Kaboré s'est exprimé après les attaques terroristes

Le président Roch Marc Kaboré s'est exprimé après les attaques terroristes

Des barricades sont encore érigées à Ouagadougou. L’avenue Kwamé N’Krumah où ont lieu les attaques est sous contrôle. Le périmètre, sécurisé par la police et la gendarmerie, est passé au peigne fin. Pour le président Roch Marc Christian Kaboré qui a effectué une visite au quartier général de la cellule de crise, à deux pas des édifices attaqués, vigilance et courage sont le leitmotiv.

"Nous appellons le peuple burkinabè et à la vigilance, et au courage. Parce que nous devons nous battre maintenant et intégrer les actions terroristes comme inhérentes à notre combat quotidien pour le développement de notre pays."

Un deuil national de 72 heures sera observé à partir de dimanche au Burkina. Après la fin de l'assaut, les forces de sécurité ont ratissé les alentours de l'hôtel Splendid, du restaurant Cappuccino et des établissements voisins.

L'attaque a été revendiquée dans la nuit par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui l'a attribuée au groupe Al-Mourabitoune du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar.

Condamnations étrangères

Parmi les réactions, celle de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) : elle a affirmé "sa détermination à lutter sans relâche contre toute forme de terrorisme dans la région". Paris et Washington ont condamné l'attaque ainsi que l'Union européenne et le Royaume-Uni. Vous pouvez aussi écouter celle de Ralf Wittek, représentant régional de la fondation allemande Hanns Seidel, à Ouagadougou, en cliquant sur le document audio ci-contre.

Kidnapping dans le nord

Par ailleurs, une première attaque avait eu lieu vendredi après-midi dans le nord du pays, près de la frontière malienne. Un gendarme et un civil avaient été tués, selon l'armée burkinabè. De plus, un couple australien a été enlevé vendredi à Baraboulé, dans le nord du Burkina, frontalier du Niger et du Mali. Ansar Dine a revendiqué le kidnapping.

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