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Afrique

Le Burkina au bord de l'embrasement

Des colonnes de blindés en route pour Ouagadougou. Le message de l'armée régulière : que la garde présidentielle dépose les armes sans effusion de sang. A Berlin, des exilés manifestent leur soutien à la population.

Écouter l'audio 01:52

"S'il y a affrontements, les populations ne seront pas épargnées" (Richard Tiéné)

Dans un communiqué signé par plusieurs chefs militaires, elle dit vouloir désarmer "sans effusion de sang" les soldats du Régiment de sécurité présidentielle. Trois colonnes de l'armée burkinabè, loyales au régime de transition renversé par le putsch des membres du RSP font route actuellement vers la capitale Ouagadougou. Les précisions ci-dessus avec Richard Tiéné, notre correspondant sur place.

"On ne peut pas dormir"

A Berlin, une trentaine de personnes se sont réunies pour dénoncer à la fois le coup d'Etat mené mercredi dernier par le RSP et le général Diendéré, ainsi que le projet d'accord de la CEDEAO. A l'appel du Comité central de la communauté africaine en Allemagne, du Cercle de travail sur le panafricanisme de Munich et de l'association AfricAvenir International, des membres de la diaspora burkinabé ainsi que des militants se sont retrouvés devant l'ambassade du Sénégal avant de se réunir devant le ministère allemand des Affaires étrangères.

Notre correspondante à Berlin Audrey Parmentier était sur place. Ecoutez son reportage en cliquant sur le lien ci-contre.

Là où ça coince

Le projet d’accord en 13 points annoncé dimanche par les médiateurs de la Cédeao, la communauté économique des états d’Afrique de l’ouest est critiqué par les organisations de la société civile et les leaders politiques.

Écouter l'audio 02:09

"On ne peut pas demander l’amnistie pour des terroristes" (Hamado Dipama)

Le texte propose le maintien des élections législatives et présidentielles, au plus tard le 22 novembre au lieu de la date initiale du 11 octobre. Il propose aussi l’amnistie des putschistes et la participation des candidats pro-Compaoré aux prochaines élections. N'est-ce pas un déni de justice, quant on sait que la Cour constitutionnelle a déjà invalidé ces candidatures ? C'est l'une des questions qu'Eric Topona a posé à Seydou Nourou Tall, Professeur titulaire de droit public, agrégé de droit public à l'Université Cheick Anta Diop de Dakar.

 

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