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Vu d'Allemagne

Le Bundestag condamne l'extrême droite

A la Une : l’hommage rendu par les députés du Bundestag aux victimes d’une série de meurtres perpétrés par un groupe néo-nazi. Dans une déclaration commune, tous les partis ont condamné la violence d’extrême droite.

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Moment de recueillement pour les victimes au Bundestag

La cellule néo-nazie découverte il y a une dizaine de jours est soupçonnée d'avoir tué huit Turc et un Grec, ainsi qu'une policière entre 2000 et 2007 et d'avoir perpétré un attentat qui avait fait une vingtaine de blessés dans un quartier d'immigrés à Cologne en 2004.

On retrouve presque la même photo en première page de plusieurs journaux : on y voit les membres du gouvernement en train de se recueillir dans les rangs du Bundestag. Les députés et les ministres baissent la tête et sombrent dans le silence, écrit le Tagesspiegel. Un geste d'excuse et de compassion envers les victimes de la violence d'extrême droite. Ce geste est venu tard, mais au moins il est venu.

Nazidemonstration in Wunsiedel Deutschland

Le débat fait rage en Allemagne sur la façon de combattre les crimes racistes

C'est une bonne chose que les députés de tous les partis aient reconnu l'échec de l'Etat à empêcher ces crimes d'extrême droite, souligne la Berliner Zeitung. C'est une bonne chose que le parlement allemand reconnaisse de façon unanime que l'Etat se doit non seulement d'élucider ces meurtres, mais aussi de protéger les étrangers qui vivent ici.

La résolution adoptée par tous les partis a trouvé le ton juste, ajoute la Tageszeitung. La gravité des crimes n'est pas minimisée. Les députés disent souhaiter un pays dans lequel « tous peuvent être différents, sans vivre dans la peur. » Il sera maintenant intéressant de voir si des actes suivent effectivement ces paroles.


Ägypten Kairo Tahrir Platz Demonstration

Des milliers de personnes réclament le départ des militaires sur la place Tahrir

La Frankfurter Rundschau revient de son côté sur les violences en Egypte et la promesse du Conseil suprême des forces armées d'accélérer la transition du pouvoir à un gouvernement civil. Le pays traverse une grave crise, écrit le journal. Celle-ci vient de l'incapacité du gouvernement face à un trop gros fardeau, mais aussi du fait que ce gouvernement est sous la férule de l'armée, n'a pas eu de marge de manœuvre pour prendre ses propres décisions et du fait qu'une grande partie de l'ancien régime est encore en place. Tout nouveau gouvernement devra lui aussi lutter contre tout cela.

La révolution du début de l'année n'en était pas une, affirme le Financial Times Deutschland, car il n'y pas eu de véritable rupture avec l'ancien système. Des millions d'Egyptiens sont certes descendus dans les rues et beaucoup ont perdu leur vie ou leur santé, mais c'est l'armée qui a fait tomber le président Hosni Moubarak. Les généraux ont vu que la haine contre le système pouvait être canalisée contre Moubarak. Le peuple faisait confiance à l'armée, qui s'est longtemps cachée derrière le dictateur et la brutalité de sa police. Jusqu'à ce que la dictature militaire révèle son vrai visage au mois de février.

Auteur : Aude Gensbittel
Edition : Sébastien Martineau

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