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International

Le Brexit ne laisse pas le continent africain indifférent

Ces dernières semaines en Afrique, les analystes et observateurs scutent avec attention chaque déclaration sur des investissements britanniques dans les pays du continent africain.

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Les pays africains qui avaient un accord commercial avec l'UE doivent maintenant négocier individuellement de nouveaux accords avec les Britanniques » (Brian Wanyama de l'Université Kibabii au Kenya)

La Première ministre Britannique Theresa May a lancé officiellement le processus de sortie de la Grande Bretagne de l’UE. Une sortie suivie en Europe, mais aussi sur le continent africain. Le Brexit ne laisse pas indifférent, notamment dans les pays du Commonwealth. 

Ces dernières semaines, chaque déclaration sur des investissements britanniques en Afrique est scrutée avec attention. L’imminence du Brexit suscite les craintes des partenaires africains de la Grande Bretagne, en particulier dans les États membres du Commonwealth. Ghana, Nigeria, Kenya, Afrique du Sud: les grandes puissances économiques du continent sont concernées.

Tant que la Grande Bretagne était au sein de l'UE, ils ont bénéficié de concessions commerciales et de l'aide au développement. Si elle en sort , beaucoup craignent que cela ne conduise à des restrictions dans les relations commerciales. L'analyste Ghanéen Courage Martey reste néanmoins optimiste: 
" Si le Royaume-Uni fait cavalier seul, cela peut aussi être avantageux pour nous, si nous devons négocier avec les Britanniques directement. À l'heure actuelle, les exportations du Ghana vers le Royaume-Uni sont en baisse, nous importons plus que nous n’exportons. Nous pouvons obtenir une balance commerciale plus équitable, en particulier pour nos entreprises nationales qui s'en porteront certainement mieux. " 

Un espoir qui n’est pas sans fondement. En Afrique du Sud, le Brexit a déjà un impact positif sur le climat des affaires, selon Azar Jammine, économiste en chef au cabinet d'étude Econometrix de Johannesburg:

" Nous voyons des signes d'un intérêt plus fort des entreprises britanniques à investir en Afrique du Sud. Ils veulent intensifier les échanges commerciaux pour compenser les pertes au niveau de leurs précédents partenaires commerciaux au sein de l'Union européenne. "

Avec un bémol: le Brexit a un impact négatif sur la croissance économique dans l'Union européenne, qui est un important partenaire commercial pour l'Afrique du Sud. Pour surmonter les éventuelles difficultés à venir, les pays africains auront intérêt à adopter ensemble une bonne stratégie, selon Brian Wanyama de l'Université Kibabii dans l'ouest du Kenya: 

" Les pays africains qui avaient un accord commercial avec l'UE doivent maintenant négocier individuellement de nouveaux accords avec les Britanniques "

Une démarche qui demande du temps mais aussi de l’énergie. Il reste deux ans aux acteurs économiques pour se mobiliser, c'est le délai minimum prévu pour l'effectivité du Brexit.
 

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