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Le Brésil s'enfonce un peu plus dans la crise

Après un vote qui a duré une journée et une nuit, les 81 sénateurs brésiliens ont donné leur feu vert pour le début du processus de destitution de la présidente Dilma Rousseff.

Écouter l'audio 01:32

"Jamais le Brésil n'a traversé une telle crise politique, économique, morale et institutionnelle..:" (Fernando Collor, ancien président brésilien )

Le nouveau gouvernement formé et présidé par Michel Temer a confirmé une liste de 21 ministres, tous des hommes. Le nouveau gouvernement inquiète la gauche, qui dénonce un coup d'Etat. La droite savoure sa victoire, mais sa joie risque d'être de courte durée. Car le pays est embourbé dans une crise économique et politique qui dure depuis des mois,

Une correspondance de Marie Naudascher, depuis Rio de Janeiro.

C’est un réveil difficile ce matin pour les plus de 40 millions de Brésiliens qui ont voté pour Dilma Rousseff, et pour les mouvements sociaux, inquiets des futures mesures du gouvernement entrant, dirigé par une coalition de droite. Cette nuit, parmi les 81 sénateurs, l’ancien président Fernando Collor, lui aussi destitué en 1992, dans un contexte bien différend, a pris la parole et voté pour l’impeachement:

"Jamais le Brésil n’avait traversé comme aujourd’hui une telle crise politique, économique, morale et institutionnelle. Nous sommes face aux ruines d’un gouvernement, aux ruines d’un pays."

La situation économique au Brésil est catastrophique, deuxième année de récession, chômage à plus de 10 %. C’est la fin de 13 années au pouvoir pour le Parti des Travailleurs, qui a réussi à faire sortir plus de 40 millions de personnes de la pauvreté au cours des deux mandats de Lula, de 2002 à 2010.

L’enquête du Lava Jato, le "karcher" en portugais, a commencé à mettre en lumière des schémas de corruption, qui touchent tous les partis politiques, dont le PT. Sauf que le juge Moro chargé de l’enquête, s’acharne sur le Parti de Lula, et adopte un silence systématique lorsqu’il s’agit du parti de l’opposition.

Dilma Rousseff n’est d’ailleurs pas accusée de corruption, mais de maquillage des comptes fiscaux. Dans quelques heures, le PMBD et le président intérimaire, Michel Temer, entreront au Palais présidentiel.

Alors que Dilma Rousseff dénonce un "coup d'Etat", le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon lance un appel au calme. Sur le continent africain, la nouvelle de la destitution de la présidente étonne.

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