Le bouc émissaire grec | Vu d′Allemagne | DW | 17.02.2010
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Vu d'Allemagne

Le bouc émissaire grec

Les journaux allemands reviennent de nouveau sur les problèmes budgétaires de la Grèce, au lendemain de la réunion des ministres des finances européens.

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Les 27 ont augmenté leur pression sur la Grèce pour qu'elle réduise son important déficit public, qui représente une menace pour la stabilité de l'euro.

La Grèce sert de bouc émissaire à une Europe qui bat de l'aile, affirme la Tagezeitung. Les dettes publiques d'Athènes sont moins hautes que celles de l'Italie et le déficit abyssal de la Grèce ne dépasse pas celui de l'Espagne ou de l'Irlande. Certes, le pays doit sortir de cette situation. Mais pas avec des ultimatums, il lui faut au contraire des aides concrètes de Bruxelles. Et la Grèce doit s'aider elle-même. Les appels à la rigueur ne suffisent pas. Athènes a besoin de rentrées d'argent supplémentaires issues de la TVA sur les produits de luxe, de la lutte contre la corruption et des impôts pour les banques et pour les riches.

Griechenland Finanzkrise #NO FLASH#

La Grèce n'est pas le seul pays européen à avoir des problèmes d'endettement public. C'est aussi le cas de l'Irlande, l'Espagne et l'Italie.

Les ministres européens feraient maintenant bien de se taire pendant quelques jours, conseille la Süddeutsche Zeitung. Pendant des années, ils se sont contentés d'observer de loin la négligence grecque, à présent ils ne peuvent plus s'arrêter de formuler de nouvelles exigences. Le gouvernement grec doit dépenser encore moins d'argent, en même temps augmenter les impôts et réformer quasiment l'ensemble du système social. Et cela sur le champ. Face aux protestations grandissantes en Grèce, les ministres devraient savoir que tout cela est impossible à mettre en œuvre.

Afghanistan / US-Soldaten / Helmand

Alors que les forces américaines et afghanes continuent leur offensive contre les taliban dans la ville de Marjah, en Afghanistan, les services de renseignements américains et pakistanais ont capturé le mollah Baradar, numéro deux des taliban, à Karachi au Pakistan.

Le Tagesspiegel se penche de son côté sur la capture au Pakistan du mollah Baradar, le chef militaire des taliban afghans. La lutte des troupes occidentales contre les talibans apporte beaucoup de tristes nouvelles, écrit le quotidien. La liste des victimes innocentes de cette guerre devient plus longue chaque année. La nouvelle d'un succès, comme l'arrestation du numéro deux des taliban, peut donc aider à se souvenir du sens et de la nécessité de cette intervention militaire. Les Etats-Unis et le Pakistan savent bien que cela ne fera pas taire les critiques contre la guerre en Afghanistan, mais il est remarquable que les services secrets pakistanais aient finalement décidé d'aider les Américains à infliger un coup aux taliban dans leur propre pays.

C'est le plus gros poisson capturé depuis trois ans, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le mollah Baradar arrêté au Pakistan est l'un des chefs des taliban afghans, seul le mollah Omar est au dessus de lui. Il pourrait être une excellente source de renseignements sur l'ampleur et l'intensité des liens qui existent encore entre les rebelles et certains éléments de l'appareil de sécurité pakistanais.

Auteur : Aude Gensbittel

Edition : Jean-Michel Bos

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