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Afrique

Le Biafra, 50 ans après la guerre civile

Il y a 50 ans jour pour jour, la guerre civile commençait au Nigéria dans la province sécessionniste du Biafra. Un conflit meurtrier durant lequel près de deux millions et demi de personnes ont perdu la vie.

Écouter l'audio 02:08

"L'histoire du Nigeria doit être enseignée à tous les enfants" (Paddy Kemdi Njoku)

Des appels à une possible sécession font encore la Une au Nigeria - et ceci presque tous les jours. 50 ans après la guerre civile, l’idée sécessionniste est toujours présente au Biafra. Et elle provoque de vives discussions sans oublier des propos racistes.


La guerre a commencé en mai 1967, quelques semaines seulement après que la région sud-est du pays (à majorité Igbo) a proclamé son indépendance sous le nom de Biafra. Malheureusement rares sont les jeunes nigérians qui savent ou ont appris ce qui s’est réelement passé dans cette région. 

Roy Udeh-Ubaka, un jeune de 23 ans est originaire du Biafra souligne que " le Biafra n'a jamais été au programme. Seulement en sciences sociales, il y a un chapitre à ce sujet dans un livre. Il est très court. Le Biafra est mentionné, mais seulement sur deux ou trois pages."

Roy Udeh-Ubaka vient d'Enugu, la capitale du Biafra sécessionniste. Une région où beaucoup d'habitants ont le sentiment d’être désavantagés. Il a appris beaucoup de son père, lui-même enfant soldat lors de la guerre du Biafra. Roy est à l’image de toute une génération de Nigérians qui a grandi avec des histoires de guerre partisanes. 

Des messages sécessionnistes toujours virulents

Paddy Kemdi Njoku, du Conseil national académique estime que "l'histoire du Nigeria depuis l'indépendance jusqu'à ce jour doit être enseignée à tous les enfants. Et ça ne doit pas être seulement au Biafra. Nous devons leur enseigner de la façon la plus impartiale. Nous devons parler des coups d'Etat, de la guerre civile et des personnes qui y ont participé. Si vraiment l'histoire avait été enseignée, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui."

Ce que Paddy Kemdi Njoku n’a pas dit, c’est que faire ignorer sa propre histoire faisait partie de la stratégie politique après la guerre en 1970. Par exemple, le fait de célébrer la "Journée de l'armée nigériane" le 6 Juillet, date du début de la guerre de Biafra, faisait partie de cette stratégie de l'oubli.

Il y a cinquante ans, ce sont des massacres perpétrés contre les Igbos, notamment dans le Nord, qui avaient entrainé l'annonce de la sécession du Biafra. Puis il y a eu une terrible guerre civile pendant trois ans.

 
Aujourd'hui, les tendances sécessionnistes perdurent dans plusieurs parties du Nigéria. Un récent appel du groupe de jeunes musulmans radicaux du Nord est intervenu sur fond de divisions ethniques et régionales. Il fait écho aux messages sécessionnistes et virulents du mouvement pour les peuples indigènes du Biafra.

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