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Vu d'Allemagne

Le 1er Mai en Allemagne

Les réformes sociales étaient au cœur des défilés. Mais, cette année, le discours des syndicats allemands reprenait les thèmes propagés par les sociaux-démocrates, leur chef, Frantz Müntefering, en tête. Ce 1er Mai a donc été l’occasion d’un regroupement apparent des forces de gauche. Mais, loin de s’en féliciter, les commentateurs de la presse allemande analysent sans ménagement les véritables raisons de ce rapprochement.

Voilà ce qui se passse lorsque la crédibilité des hommes politiques est en baisse...

Voilà ce qui se passse lorsque la crédibilité des hommes politiques est en baisse...

C’est un peu trop facile, critique le Kölner Stadt-Anzeiger. Rendre les managers avides et sans scrupules seuls responsables du chômage de masse, c’est vraiment être à côté de la plaque. Parce que les syndicats et les hommes politiques eux aussi ont leur part de responsabilité. Pour le quotidien de Cologne, la Confédération des Syndicats aurait mieux fait de présenter des propositions concrètes plutôt que des critiques envers le gouvernement.

Ce 1er mai là, lance la Frankfurter Rundschau, n’a vraiment pas été passionnant. Pourquoi ? Tout simplement parce que le contenu des discours du 1 mai 2005 fait l’objet de discussions sérieuses et quotidiennes depuis des mois : avidité des dirigeants et des actionnaires, bénéfices records et dégraissages massifs. Sans oublier la cerise sur le gâteau : la violente diatribe de Franz Müntefering et sa critique anti-capital.

Seulement voilà, ironise la Volksstimme, de Magdebourg. Si les déclarations à l’emporte-pièce du chef du SPD lui valent des sondages brillants, elles n’en restent pas moins à l’opposé des effets pratiques de la politique de son parti. Les travailleurs ne s’y trompent pas. Voilà pourquoi à Duisbourg, le champion du social a reçu assez d’œufs en pleine figure pour faire une superbe omelette.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, un demi-million de personnes dans les rues pour toute l’Allemagne, ce n’est pas un maigre bilan, mais on est encore loin d’un mouvement massif de protestation. Il y a deux ans à peine, l’Agenda 2010 avait fait descendre dans la rue plus du double de manifestants. Pour le journal, les syndicats devraient se demander pourquoi leurs adhérents se mobilisent de moins en moins.

La Süddeustche Zeitung estime que, si SPD et syndicats manifestent une telle harmonie rhétorique, c’est tout simplement qu’ils ont tous deux le dos au mur. En réalité, le motif de la nouvelle cohésion syndicats-SPD réside dans la future insignifiance de ces deux acteurs politiques. Et ce ne sont pas leurs tirades haineuses envers l’ennemi de classe qui fera remonter leur crédibilité dans la population ouvrière. Puisque la politique n’a pas su tenir les promesses faites, elle entraîne ainsi dans sa chute la résistance syndicale. SPD et la DGB ont travaillé l’un contre l’autre… et ont perdu ! conclut le quotidien de Munich.

  • Date 02.05.2005
  • Auteur Christophe LASCOMBES
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