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Afrique

Leçon de démocratie kényane

Après de longues semaines d'attente, la Cour suprême a confirmé la victoire d'Uhuru Kenyatta à la présidentielle. Raila Odinga, son principal rival, a décidé de respecter dans son intégralité le verdict de la justice.

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La Cour suprême du Kenya

Au lendemain de la confirmation par la Cour suprême de la victoire d'Uhuru Kenyatta à l'élection présidentielle du 4 mars, la situation est relativement calme au Kenya. Des témoins ont toutefois rapporté des incidents dans des bidonvilles de Nairobi entre partisans de Raila Odinga et forces de l'ordre.

La police déplore également deux morts et une dizaine de blessés à Kisumu dans l'ouest du pays, mais ces violences sont sans commune mesure avec celles qui avaient marqué le dernier scrutin et qui avaient fait plus de 1.000 morts et 600.000 déplacés.

« Nous espérions que la Cour donne raison à Raila Odinga ou qu'elle organise un second tour, raconte un habitant de Kisumu, mais maintenant le verdict est tombé et nous ne pouvons plus rien faire. Il faut travailler avec le nouveau gouvernement. »

Willy Mutunga

Willy Mutunga, président de la Cour suprême. Il est connu pour son combat en faveur des droits de l'Homme

La Cour a rempli son devoir

Les six juges de la Cour suprême ont donc rejeté à l'unanimité les recours déposés par le camp de Raila Odinga et par des associations citoyennes qui dénonçaient un scrutin marqué par une série d'irrégularités. Le tribunal a également estimé que l'élection avait été libre, équitable, transparente et crédible.

« La Cour suprême a rempli son devoir constitutionnel, a déclaré solennellement Willy Mutunga, président de la Cour constitutionnelle. C'est désormais au peuple kényan, à ses dirigeants, à la société civile, au secteur privé et aux médias de remplir le leur, afin de garantir que l'unité, la paix, la souveraineté et la prospérité de cette nation soient préservées. »

Le verdict de cette jeune institution était très attendu par les Kényans et considéré comme un test pour l'indépendance du système judiciaire qui a été réformé en 2010.

Odinga démocrate

Dès l'annonce du verdict, Raila Odinga, Premier ministre sortant, a annoncé qu'il acceptait la décision de la Cour et qu'il reconnaissait sa défaite au nom de l'unité du pays :

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Raila Odinga avait déjà appelé ses partisans au calme au moment de l'annonce des résultats le 9 mars

« Même si nous ne sommes pas d'accord avec la totalité du jugement, notre foi dans la Constitution est notre valeur suprême. Jeter le doute sur cette décision mènerait à l'instabilité politique et économique. »

Raila Odinga a également souhaité bonne chance au nouveau président. C'était la troisième fois et sans-doute la dernière qu'il tentait d'accéder à la fonction suprême. Uhuru Kenyatta a, lui, promis que son futur gouvernement travaillerait avec tous les Kényans et les servirait tous, sans discrimination d'aucune sorte.

L'Occident félicite Kenyatta

Uhuru Kenyatta Präsident von Kenia

Uhuru Kenyatta, président poursuivi par la CPI et casse-tête pour les pays étrangers

Du côté des réactions internationales, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Commission européenne se sont finalement décidés à féliciter le nouveau président, tout en appelant les Kényans à respecter la décision de la Cour suprême. Ils s'étaient dans un premier temps abstenu de toute réaction, préférant attendre l'issue du recours en justice de son rival.

Cela dit, Washington a tout de même rappelé que le Kenya devait respecter ses obligations internationales, dont celles envers la justice. Allusion au fait que le nouveau chef de l'État est soupçonné par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l'humanité et de participation présumée aux violences de 2007. Le procès d'Uhuru Kenyatta doit commencer le 9 juillet 2013. Son investiture est, elle, prévue pour le 9 avril.

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