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Afrique

L'Azawad ouvre une "ambassade" aux Pays-Bas

Le MNLA a ouvert un bureau aux Pays-Bas, dénommé "New world Embassy of Azawad". Même si le groupe rebelle du nord ne parle pas d’une représentation diplomatique, il évoque une étape dans la marche vers l’indépendance.

Aux Pays-Bas, l'Azawad a désormais sa représentation

Aux Pays-Bas, l'Azawad a désormais sa représentation

Alors que les pourparlers de paix se poursuivent à Alger entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord, l’inauguration hier à Utrecht de la "New world Embassy of Azawad" fait l'effet d'un pavé dans la mare. Moussa Ag Assarid est le représentant du MNLA en Europe. Il explique la démarche :

"C’est une initiative politico-culturelle qui parle de l’Azawad et des préoccupations, des aspirations de son peuple, mais qui n’est pas en contradiction avec les conventions de Vienne concernant les représentations diplomatiques. Nous ne sommes pas accrédités par le gouvernement néerlandais, mais nous sommes acceptés par les autorités et par le peuple néerlandais."

Provocation ou stratégie de négociation ?

"Bamako s’en tient au démenti de l’ambassade des Pays-Bas au Mali", a déclaré à la Deutsche Welle un fonctionnaire de la primature malienne. Mais pour le professeur de sciences politiques à l’Université de Bamako, Mamadou Samaké, il s’agit ni plus ni moins d’une provocation du MNLA.

Après l'audition des représentants de la société civile sont prévues des négociations directes entre le gouvernement de Bamako et les différents mouvements armés

Après l'audition des représentants de la société civile sont prévues des négociations directes entre le gouvernement de Bamako et les différents mouvements armés

"Les différentes résolutions des Nations unies reconnaissent l’intégrité du territoire malien, issu de la colonisation. La feuille de route qui a été signée à Alger en juillet dernier reconnaît l’intégrité du territoire malien. Et c’est au moment où le dialogue politique inter-malien est en train de se conduire sous l’égide de l’Algérie et de la communauté internationale que le MNLA lance cette provocation."

Son confrère universitaire, Khalilou Sidibé, préfère minimiser la portée de l'événement. Il appelle néanmoins la délégation gouvernementale présente à Alger à ne pas céder à la provocation.

"La nouvelle gouvernance politique et institutionnelle pour ces régions s'impose. Ils doivent rester concentrer et considérer cela comme faisant partie d'une stratégie de négociation pour avoir plus de guerre. C'est aux négociateurs maliens de ne pas tomber dans les petites provocations des mouvements armés, notamment du MNLA."

Quel statut pour Gao et les autres villes du Nord-Mali ? La question n'est pas encore résolue.

Quel statut pour Gao et les autres villes du Nord-Mali ? La question n'est pas encore résolue.

Le MNLA ne compte pas s'arrêter là, prévient son porte-parole Moussa Ag Assarid. De nouvelles représentations seront également ouvertes dans de nombreux autres pays. "Nous allons nous inspirer du cas du Québec, par exemple, province canadienne qui dispose des délégations dans de nombreuses capitales européennes".

Un accord le 10 octobre ?

Pendant ce temps, à Alger, cela fait bientôt une semaine que les représentants de la société civile de Bamako et de l'Azawad ont entamé les travaux en commission autour de quatre thèmes : politique et institutions, sécurité et défense, justice et réconciliation et enfin développement économique et social. Les travaux en commission se déroulent sous la supervision d’une équipe de la médiation internationale, chapotée par l’Algérie. Mais Khalilou Sidibé critique la distinction faite entre deux sociétés civiles, l'une du nord et l'autre de Bamako.

"C'est un concept flou. Le MNLA a renoncé à sa prétention séparatiste. Pourquoi y aurait-il maintenant une société civile du nord et une société civile du Mali ?", s'interroge le professeur en Relations internationales.

Selon la feuille de route élaborée, la signature d’un accord de paix définitif est attendue le 10 octobre prochain. Elle risque néanmoins d'intervenir un peu plus tard. Il va falloir de toutes les façons d’abord trouver une solution aux questions qui divisent, notamment le statut particulier du nord du Mali. Ce qui, à l'heure actuelle, est loin d'être acquis.

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