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Vu d'Allemagne

L'avenir est sombre

Les journaux allemands reviennent sur l'avenir de l'Afghanistan après le meurtre de deux Américains à Kaboul et sur celui de la Grèce, alors que le Parlement allemand vote de nouvelles aides financières pour Athènes.

La bêtise de soldats américains fragilise encore plus la position occidentale

La bêtise de soldats américains fragilise encore plus la position occidentale

La presse allemande reflète la ligne de fracture révélée ce week-end au sein de la coalition d'Angela Merkel avec le plaidoyer du Ministre fédéral de l'Intérieur en faveur de l'abandon de la zone Euro par Athènes. Si la Grèce renonce à l'euro, analyse la Frankfurter Allgemeine Zeitung, elle reviendra à l'an 2000, soit douze ans en arrière. Cette décision révèlerait une triple incapacité des pays européens. La première : celle d'évaluer objectivement une demande d'adhésion - ce qui fait douter de toute extension future de l'espace européen. Deuxièmement : celle d'aider vraiment un partenaire de petite taille. Qu'en sera-t-il alors si un grand pays européen avait un jour besoin d'aide ? Enfin, cela démontre aussi l'incapacité de l'Europe à pérenniser ses visions politiques.

Flagge EU Griechenland Fahne Symbolbild

La Grèce doit-elle rester dans l'Union Européenne ?

Pour la Frankfurter Rundschau, le retour à la drachme est la seule voie de salut. Une monnaie faible vaut les meilleurs programmes conjoncturels. Et puis, l'Europe peut continuer d'aider la Grèce, même sortie de la zone Euro. Au bout du compte, ce sauvetage pourrait coûter bien moins cher que les mesures actuelles et être moins douloureux pour les Grecs.

Le retrait précipité des personnels de liaison occidentaux des structures gouvernementales afghanes à la suite de l'assassinat de deux officiers américains ce week-end à Kaboul occupe également les quotidiens allemands.

Pour die Welt, la confiance en la fiabilité des Afghans est perdue. Pourtant, ce retrait précipité signifie une capitulation dont le prix sera lourd. En effet, quel est le signal ainsi lancé aux Afghans qui ont lié leur destin à la présence occidentale ?

Bundeswehr / Afghanistan / Soldat / ISAF

Le retrait des soldats occidentaux ne doit pas être une capitulation

On est loin du retrait planifié voulu par les deux parties. Si ce sauve qui peut général est la stratégie occidentale dans les années à venir, l'Afghanistan est alors vraiment perdu.

La Süddeutsche Zeitung relève que la bêtise de quelques soldats américains suffit à déclencher une révolte. Et le fait que ces protestations soient pilotées en sous-main ne rend pas les choses moins graves. La faillite complète des forces alliées est de plus en plus vraisemblable et le risque que plus rien de ce que les soldats occidentaux ont installé n'existe encore dans dix ans est grand. Mais croire que plus aucun danger terroriste ne partira de l'Afghanistan serait nier la réalité. Pourtant, il faut absolument utiliser le temps qui reste jusqu'au départ convenu des forces occidentales en 2014. Ne pas le faire serait vouloir se suicider par peur de la mort, conclut le quotidien de Munich.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Yann Durand

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