L′art de soigner le patient en l′étouffant | Vu d′Allemagne | DW | 15.02.2012
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Vu d'Allemagne

L'art de soigner le patient en l'étouffant

Les journaux continuent de souligner les risques liés au régime sec imposé à la Grèce. Tandis qu'en face, l'OCDE félicite l'Allemagne pour sa prospérité, tout en l'appelant à ne pas se reposer sur ses lauriers.

Les critiques de l'Organisation de coopération et de développement économiques sont justifiées, selon la Westdeutsche Zeitung : la prospérité de l'Allemagne est menacée à moyen terme. Le pays doit se réformer en profondeur. Il lui faut une politique d'immigration adaptée aux besoins du marché du travail, une politique d'éducation fédérale ainsi qu'une politique fiscale qui soutient l'emploi.

Jose Angel Gurria présente le rapport de l'OCDE hier à Berlin

Jose Angel Gurria présente le rapport de l'OCDE hier à Berlin

Les entreprises allemandes, poursuit le journal, doivent reconsidérer leur rapport avec les salariés âgés de 50 ans qui sont, non pas au crépuscule, mais au zénith de leur vie.

Attention, prévient Die Welt : si les salariés allemands n'ont pratiquement pas ressenti les effets de la crise, celle-ci a laissé de lourdes séquelles dans les autres pays. Ces pays veulent retrouver leur prospérité perdue, ce qui accentue la concurrence internationale. Pour une économie de marché vieillissante comme l'Allemagne, cela signifie un gros effort pour rester concurrentielle et ne pas perdre sa richesse.

On ne s'étonne pas de voir l'économie grecque à bout de souffle, écrit die tageszeitung. D'où pourrait venir la croissance, alors que le pays est étranglé de toute part ? Pourtant, la troïka internationale réclame encore des économies, avant d'accorder de nouveaux crédits joliment appelés "plan de sauvetage". Il paraît que les dettes sont responsables de tout. Que les Grecs ont trop longtemps vécu au-dessus de leurs moyens. Mais cela est-il vrai ?

La colère est grande au sein de la population grecque

La colère est grande au sein de la population grecque

Au Japon, la dette publique s'élève à 260% du produit intérieur brut, alors que la dette grecque est de 160%. L'économie japonaise est également en recul. Mais personne ne parle de crise financière ou économique. La grande différence entre les deux pays est qu'aucune troïka ne force les Japonais à économiser jusqu'à ce que mort s'en suive.

« Une thérapie mortelle », lit-on également dans les colonnes de la Süddeutsche Zeitung. Le quotidien de Munich laisse la parole à un des cinq conseillers économiques du gouvernement. Son verdict est sans appel : les efforts fournis par la Grèce jusqu'ici ont été exceptionnels. Si on l'oblige à continuer sur la voie de la rigueur, le pays va sombrer dans un chaos économique et politique capable de déstabiliser l'ensemble de la zone euro.

Auteur : Anne Le Touzé
Edition : Sébastien Martineau

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