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Afro-presse (hebdomadaire)

L'arrestation de Karenzi Karake fait débat au Rwanda

L'arrestation du chef des services secrets du Rwanda, à l‘aéroport londonien de Heathrow, a suscité aussi de nombreux commentaires dans la presse allemande.

Selon Scotland Yard, les autorités britanniques ont appliqué un mandat d'arrêt européen émis par la justice espagnole. Le gouvernement rwandais a immédiatement protesté avec vigueur, la chef de la diplomatie rwandaise Louise Mushikiwabo a qualifié cette action "d'inacceptable".

Aussenministerin von Ruanda

Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères

Le quotidien suisse allemand Neue Zürcher Zeitung rappelle qu‘en 2008 le juge espagnol Merelles avait accusé 40 officiers et proches collaborateurs du président rwandais Paul Kagame parmi lesquels Karenzi Karake, de crimes de guerres et activités terroristes. Le juge reprochait à ces hommes du FPR, le Front populaire rwandais d'avoir commis des actes de vengeance après le génocide contre les Tutsis en 1994. Le FPR, armée rebelle constituées essentiellement de Tutsis dont est issu le parti au pouvoir à Kigali a tué aussi des ressortissants espagnols.

C'est pourquoi la justice espagnole prend en considération le droit universel. Il reproche par ailleurs aux accusés d'avoir planifié des crimes de guerre contre des réfugiés Hutu dans l'est du Congo en 1997 et 1998. Campagnes au cours desquelles des milliers de personnes ont été massacrées.

Security am Flughafen Heathrow

Sécurité renforcée à Heathrow

Pour le journal, l'arrestation de Karake est la première conséquence concrète de cette inculpation formulée il y a 7 ans déjà; elle était tout à fait inattendue pour Karake. Pour Kigali en revanche, cette inculpation relève d'une négation du génocide contre les Tutsis et est un scandale. Affaire à suivre donc.

Une non arrestation

Cette fois, c'est une arrestation qui n'a pas eu lieu qui continue d'alimenter le débat en Afrique du Sud après le refus du gouvernement de Prétoria d'appliquer le mandat d'arrêt émis par la CPI contre le président du Soudan, Omar el-Béchir.

Sudanesischer Präsident Omar al-Baschir

Le président du Soudan Omar el Béchir se joue depuis longtemps de la CPI


Le gouvernement sud-africain tire les conséquences du débat sur la non arrestation du président soudanais Omar el -Béchir lors de sa participation au sommet de l'UA à Johannesbourg il y a deux semaines, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le quotidien de Francfort rapporte que les autorités veulent cesser toute coopération avec la Cour Pénale Internationale et ne plus reconnaître le statut de Rome qui régit cette coopération.

La FAZ rappelle que le gouvernement de Prétoria, comme presque tous les autres gouvernements africains considèrent que la CPI, avec sa fixation sur l'Afrique, est devenue un instrument politique et ne peut plus être considérée comme une instance juridique indépendante. Quand en 2008, le premier mandat d'arrêt avait été lancé contre el-Béchir, l'UA avait demandé à ses pays membres d'ignorer ce mandat. Et quand en 2011, La Haye avait engagé des poursuites contre le président du Kenia Uhuru Kenyatta, l'UA avait carrément refusé de coopérer avec les enquêteurs."

Waage der Göttin Justitia

La justice sera-t-elle rendue un jour ?



Le président du Soudan Omar Hassan el-Béchir est parti d'Afrique du Sud depuis longtemps déjà, constate la taz, die tageszeitung de Berlin. Mais il laisse derrière lui un débat explosif qui n'est pas prêt de se clore, La question centrale : comment cela a-t-il été possible ? Quelqu'un recherché pour crimes de guerre par la Cour Pénale Internationale visite tranquillement le sommet de l'UA à Johannesbourg et repart comme si de rien n'était, alors qu'un tribunal de Prétoria venait d'ordonner l'application du mandat d'arrêt?

Ce tribunal a entretemps confirmé que le président Béchir ne jouissait pas de l'immunité en Afrique du Sud et que le gouvernement a donc enfreint sa propre législation. Le juge Dunstan Mlambo a demandé au procureur d'ouvrir une procédure contre le gouvernement, relève le journal qui , en conclusion cite le magistrat : "Un Etat démocratique ne peut pas fonctionner si son gouvernement ignore ses obligations vis à vis de la Constitution."


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