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Afrique

L'armée évacue la place de la Nation

Actualité toujours très mouvementée au Burkina Faso. Ce dimanche, l'armée s'est imposée par la force face à des manifestants qui contestent sa prise de pouvoir. L'opposition doit s'entretenir avec les militaires.

Des milliers de manifestants se sont dirigés vers la radio télévision nationale, certains portant des pancartes Non à la confiscation de notre victoire, vive le peuple !, Zida dégage, ou encore Zida c'est Judas.

Des milliers de manifestants se sont dirigés vers la radio télévision nationale, certains portant des pancartes "Non à la confiscation de notre victoire, vive le peuple !", "Zida dégage", ou encore "Zida c'est Judas".

Trois jours après la démission du président Blaise Compaoré, les militaires qui dirigent la transition ont élevé la voix. Dimanche après-midi, l'armée a pris le contrôle de la radio-télévision nationale puis celui de la place de la Nation - une place devenue le centre névralgique de la contestation, au cœur de Ouagadougou, la capitale.

Des troupes du régiment de sécurité présidentiel du lieutenant-colonel Isaac Zida, ont tiré en l'air dans la cour d'entrée du siège de la radio-télévision burkinabé (RTB) pour disperser la foule avant de se rendre maître des lieux.

Des troupes du régiment de sécurité présidentiel du lieutenant-colonel Isaac Zida, ont tiré en l'air dans la cour d'entrée du siège de la radio-télévision burkinabé (RTB) pour disperser la foule avant de se rendre maître des lieux.

Isaac Zida déjà contesté

Du côté du pouvoir, c'est toujours le lieutenant-colonel Isaac Zida qui est aux commandes mais le numéro deux de la garde présidentielle semble déjà contesté. Avant d'être dispersés par la police, les manifestants scandaient "Zida dégage", "Non à la confiscation de notre victoire". Pour rappel, Isaac Zida a été désigné samedi par la haute hiérarchie de l'armée. L'opposition, elle, semble quelque peu dépassée par les évènements. Elle devait s'entretenir avec les militaires dans la soirée.

Rendre le pouvoir aux civils

La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a appelé à un transfert du pouvoir aux civils. Berlin a également condamné l'attitude de l'armée et lui demande de respecter la Constitution. Enfin, la médiation internationale tripartite au Burkina (Onu, Union africaine, Cédéao) a évoqué la menace de sanctions si la transition restait aux mains des militaires.

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