L′Arabie saoudite condamne la Syrie | Dossier | DW | 08.08.2011
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Dossier

L'Arabie saoudite condamne la Syrie

En Syrie, malgré le Ramadan, le régime de Bachar Al Assad poursuit son offensive contre sa propre population. Le roi Abdallah d'Arabie saoudite dénonce la répression . La Ligue arabe a elle aussi protesté...

epa02859585 (FILE) A file photo dated 27 June 2010 shows Saudi Arabian King Abdullah bin Abdulaziz Al Saud waving during the family photo session at the G20 Summit in Toronto, Ontario. King Abdullah bin Abdel Aziz announced late 07 August 2011 that he would recall the kingdom's ambassador from Syria for 'consultations' and called on Damascus to implement swift and all-out reforms. The Syrian government is under mounting international pressure to halt a deadly crackdown on pro-democracy protests. Syrian human rights groups say that more than 1,650 people and 390 security personnel have been killed in the protests since they began in mid-March. EPA/TANNEN MAURY

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite dit "non" à la répression sanglante de Bachar al Assad malgré le ramadan

La critique du roi Abdallah d'Arabie saoudite a un grand poid: d'autant qu'elle a été très claire. Le souverain à la tête du puissant royaume pétrolier a en effet rappellé son ambassadeur à Damas pour "consultations" . Le Koweit vient d'ailleurs de suivre et de rappeler aussi son ambassadeur. Le roi Abdallah a également demandé au régime syrien "d'arrêter la machine de mort" "avant qu'il ne soit trop tard." Selon le quotidien saoudien Al-Watan, le roi Abdallah aurait adopté cette position après l'échec d'une négociation avec Assad. Rappelons que la majorité des syriens est de confession sunnite comme le royaume saoudien. De son côté la Jordanie voisine, a également jugé "inquiétante" la situation en Syrie. Tandis que la Ligue arabe a pour la première fois elle aussi demandé à Damas de "mettre fin immédiatement à tous les actes de violence et aux campagnes sécuritaires contre les civils."

Pressions internationales

Syrien Beisetzung Hama Handyfoto

L'enterrement d'une victime de la répression à Hama où plus de 100 personnes ont péri. Photo d'une vidéo amateur

Le régime de Bachar al Assad, est en quelque sorte autiste, sourd au monde extérieur. Il affirme toujours qu'il mène une campagne contre des "hors-la- loi" qui sèmeraient le chaos dans le pays. Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu doit pourtant se rendre mardi à Damas avec un message fort pour les autorités syriennes. Ankara qui accueille des réfugiés syriens sur son territoire, se dit en effet "à bout de patience". Et selon certaines sources, une réunion regroupant Saoudiens, Américains et Turcs notamment devrait se tenir dans une des capitales de la région pour faire pression sur le régime syrien. Rappelons que la répression aurait déjà fait quelques 2000 morts selon des ONG des Droits de l'Homme et 12 000 personnes seraient arrêtés. De son côté le président de la commission des affaires étrangères de la chambre basse allemande, un proche de la chancelière Angela Merkel a suggéré que l'Europe gèle ses importataions de pétrole et de gaz syrien. Mais d'autres pays risquent d'avoir moins de scrupules...et la mesure peu d'efficacité.

Auteur: elisabeth Cadot
Edition: Marie-Ange Pioerron