L′ancien chef rebelle touareg Aghali Alambo sous les verrous | Afrique | DW | 21.03.2012
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Afrique

L'ancien chef rebelle touareg Aghali Alambo sous les verrous

Aghali Alambo, ancien chef rebelle et actuel conseiller du président de l'Assemblée nationale, a été arrêté dans une affaire de trafic d'armes. Un convoi probablement destiné à Aqmi avait été intercepté en juin 2011.

L'incarcération à la prison centrale de Niamey de l'ancien chef du MNJ, le Mouvement des Nigériens pour la justice, est liée à une affaire de caisses d'armes saisies en juin 2011 par Niamey. Deux caisses qui contenaient 640 kg d'explosifs et 436 détonateurs. Le principal accusé se nomme Mohamed Apta. Cet autre ex-rebelle touareg avait été arrêté dans la région minière d'Arlit alors qu'il était à la tête d'un convoi de trois véhicules bourrés de matériels de guerre en provenance de la Libye. Aghali Alambo, quant à lui, est rentré en septembre 2011 de Tripoli en compagnie de généraux libyens proches de l'ancien guide libyen, Mouammar Kadhafi.

Les Nigériens surpris par la nouvelle

Si à Niamey, pour l'instant, l’incarcération d'Aghali Alambo passe presque inaperçue, elle suscite quand même quelques inquiétudes dans les milieux intellectuels et politiques, selon Mamane Sani Amadou, homme politique et secrétaire général de l'organisation pour la démocratie nouvelle que nous avons pu joindre : « D'une certaine façon, ce qui se passe au Mali commence à se faire sentir chez nous, de manière encore plus importante qu'en termes de réfugiés. C'est évident que, dès qu'il y a l'émergence d'un conflit dans un État, les autres pays doivent être dans l'expectative surtout que, dans le cas du Mali, la zone revendiquée par le mouvement rebelle se prolonge jusque dans le territoire nigérien. »

Al-Qaïda au Magreb islamique pointé du doigt

De sources policières nigériennes, les armes interceptées en juin dernier étaient destinées à Aqmi, la branche maghrébine d'Al-Qaïda qui écume toute la bande sahélo-saharienne. Et même si Aghali Alambo, qui a dirigé le MNJ de 2007 à 2009, vivait encore en Libye au moment de la saisie des armes, il est rentré dans son pays seulement deux mois plus tard.

L'ancien chef rebelle et Niamey

Aghali Alombo occupait au moment de son arrestation les fonctions de conseiller du président de l'Assemblée nationale, Hama Amadou, un des principaux alliés du chef de l'exécutif nigérien. Quant à Mohamed Apta, il serait toujours emprisonné dans le sud du pays.

Auteur : Bob Barry
Edition : Marie-Ange Pierron

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