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Afrique

Lancement de la campagne électorale au Mali

Les 28 candidats à la présidentielle du 28 juillet ont commencé à sillonner le Mali et à tenir leurs meetings. L’enjeu principal du scrutin : la sortie de la crise institutionnelle qui prévaut depuis le putsch de 2012.

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Enregistrement des électeurs à Senou, le 29 juin

Avec les premiers meetings de campagne, c’est à nouveau la grande animation sur la scène politique malienne. Finie la longue parenthèse de l’état d’urgence, la campagne électorale a commencé. Les 28 candidats se sont lancés à l’assaut de l’électorat pour vendre leurs programmes et projets de société dans la perspective d’un scrutin très ouvert, dont l’enjeu principal est la sortie de crise.

« C’est un scrutin qui permettra de donner à la 1ère personnalité du pays beaucoup plus de légitimité, afin d’engager les reformes qui permettront au pays de sortir définitivement de la crise, estime Mamadou Samaké, professeur à l’université de Bamako. Aujourd’hui, aucune des institutions qui nous gouvernent n’est légitime. Donc, un président légitime a l’assentiment du peuple pour engager des reformes fortes parce que le pays en a besoin. »

Mali Vorbereitungen Wahlen

Ousmane Alamine Touré montre sa toute nouvelle carte d'identité

Redéploiement de l'administration

Les candidats à la présidentielle sont très attendus aussi sur le thème de la sécurité et de la stabilisation du pays. À cela, il faut ajouter l’épineuse question du Nord, à laquelle le futur président devra s’attaquer soixante jours après son élection selon l’accord signé à Ouagadougou et qui a permis le déploiement de l’armée ce week-end dans cette ville du Nord tenue jusque là par les touaregs.

L’administration devrait suivre dès ce lundi, levant ainsi un obstacle majeur à la tenue du scrutin dans cette partie du pays. Partout, la distribution des cartes d’électeur a commencé, excepté justement la région de Kidal, mais l’administration se veut très confiante.

Bassidi Coulibaly, directeur général de l’administration du territoire, affirme : « Nous avons dit aujourd’hui que, même en 10 jours, nous sommes à mesure de remettre les cartes NINA de Kidal. Les bureaux de votre aussi. Nous sommes à mesure de créer des bureaux de vote partout. Et sécuriser aussi. Nous avons aujourd’hui la Minusma qui va sécuriser l’ensemble du processus, de Kayes à Kidal. Donc, aucune inquiétude, nous pensons que les élections peuvent se tenir bel et bien sur l’ensemble du territoire national. »

Malgré les assurances de l’administration, la tenue du scrutin à la date indiquée demeure un véritable défi, mais un défi auquel les différents acteurs semblent bien décidés à faire face.

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