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Vu d'Allemagne

Lampedusa - un charnier en Méditerranée

Les journaux allemands tournent aujourd'hui leurs regards vers l'Italie. Tout d'abord vers Lampedusa, après le nouveau drame qui vient de faire des centaines de morts chez des migrants africains.

Un bateau des gardes-côtes a déchargé des cadavres

Un bateau des gardes-côtes a déchargé des cadavres

Lampedusa, l'île du malheur, lit-on dans la Süddeutsche Zeitung qui rappelle qu'entre le 2 juin 2011 et le 3 octobre 2013 il y a eu neuf naufrages au large de l'île italienne. Ni la protection des frontières par l'agence Frontex ni la crise de l'euro n'ont entamé le pouvoir d'attraction de l'Europe. En Grèce, en Espagne ou en Italie, les migrants arrivent certes dans des pays touchés par un chômage de masse, mais comparée à ce qu'ils ont vécu chez eux l'Europe fait l'effet d'un paradis.

Réfugiés syriens près de Lampedusa, 28 septembre 2013

Réfugiés syriens près de Lampedusa, 28 septembre 2013

die tageszeitung attribue à l'Union européenne l'entière responsabilité de ce nouveau drame de l'émigration. L'UE a travaillé pendant cinq ans à l'harmonisation de son droit d'asile. Le nouveau système a été approuvé en juin dernier. La commission a promis de faire du continent européen un "espace de protection" pour les persécutés. Mais ceux qui cherchent cette protection risquent toujours la mort.

La Méditerranée, soulignent les Badischen Neuesten Nachrichten de Karlsruhe, est devenue depuis longtemps le plus grand charnier aux portes de l'Europe. Le nouveau drame rappelle que la réaction de l'Europe se résume à ceci: fermer les frontières et regarder ailleurs. C'est que le thème de l'immigration est partout un sujet sensible. Personne ne veut s'y brûler les doigts.

Silvio Berlusconi au Sénat italien

Silvio Berlusconi au Sénat italien

Des commentaires également dans la presse après le cuisant revers essuyé par Silvio Berlusconi. L'ancien président du conseil italien n'a pas réussi à convaincre les parlementaires de son parti de faire chuter le gouvernement d'Enrico Letta. Berlusconi a perdu, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Pour lui, ce pourrait être le début de la fin. Il était le maître incontesté de son parti. Mais tout le monde se rend compte maintenant qu'il n'est pas indispensable.

Pour la Süddeutsche Zeitung en revanche, le vieux magicien ne se sent pas encore vaincu. Berlusconi n'est pas du genre à abdiquer en reconnaissant ses torts. Il restera plutôt en embuscade pour prendre sa revanche.

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