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Afrique

L'ambiance au Togo avant les manifestations

L’opposition togolaise a appelé à de nouvelles manifestations pour exiger le retour à la Constitution de 1992 et le départ du pouvoirde Faure Gnassingbé.

L'atmosphère est quelque peu tendue au Togo avant les manifestations prévues par l’opposition mercredi et jeudi, alors que le gouvernement interdit les marches en semaine. La tension est montée après les violences dans la nuit de lundi à mardi à Sokode située à 300 km de Lomé. Les violences  ont fait 4 morts deux militaires et deux jeunes, suite à l’arrestation d’un imam de ville également membre du parti national panafricain (PNP).

Les quatorze partis de l’opposition réunis en coalition demandent la libération de l’imam tout en maintenant  leurs manifestations. "Nous avons décidé de ne pas nous soumettre aux interdictions illégales. Eux, ils défient le peuple togolais en violant la Constitution.  Nous sommes plus que jamais déterminés pour que notre manifestations ait une affluence massive" déclare Jean Pierre Fabre, Chef de file de l’opposition.

Togo Oppositionsführer Jean-Pierre Fabre (DW/K. Gänsler)

L'opposant Jean Pierre Fabre

Quatre morts à Sokodé

Il y a quelques jours, le le ministre de l’administration territoriale a annoncé  l’interdiction  d’organiser les marches les jours ouvrables. Il s’agit selon lui d’une mesure provisoire. "En semaine, nous ferons en sorte que les manifestations se fassent en un lieu fixe. C’est prévu par la loi. Et en fin de semaine,  samedi, dimanche, les manifestants peuvent faire comme d’habitude, marcher et meeting. Nous ferons en sorte que la loi soit appliquée intégralement, dans toute sa rigueur" a souligné le ministre Payadowa Boukpessi.

Médiation régionale et internationale

La Cédéao, l'Union africaine et le Bureau régional des Nations unies avaient estimé que le projet de loi constitutionnel proposé par le gouvernement était "une étape importante pour mettre le Togo en conformité avec les normes démocratiques". L'opposition rejette ces appels au compromis et a également annoncé son refus de rencontrer la délégation de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui devait arriver mardi au Togo pour trois jours. 

 

Les trois organisations avaient appelé "le gouvernement à fixer une date pour l'organisation du référendum" et encouragé "l'opposition à saisir cette occasion pour faire avancer les réformes constitutionnelles".

Concernant  l’interdiction d’organiser les marches les jours ouvrables, la coalition de l’opposition indique que la loi n’autorise aucune autorité administrative à prendre une telle décision. Tout en relevant le caractère illégal de la décision, l’opposition maintient les marches mercredi et jeudi.

 

 

 

 

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