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Vu d'Allemagne

L'Allemagne va limiter à 200.000 le nombre de réfugiés acceptés par an

"C'est un seuil flexible, mais un seuil quand même", estime Hans Stark, chercheur à l'IFRI. Selon lui, cet accord trouvé entre le parti d'Angela Merkel (CDU) et la CSU de Bavière ouvre la voie à une coalition.

Écouter l'audio 06:24

'Des quotas risqueraient d'être contre-productifs' (Hans Stark, IFRI/CERFA)

C’est au terme de longues négociations que la CDU d’Angela Merkel et son alliée bavaroise de la CSU sont tombées d’accord : l’Allemagne va introduire un nombre maximal d’entrées pour limiter les arrivées de migrants sur son sol à 200 000 personnes par an. Sauf cas exceptionnel. En quoi cela est-ce une nouveauté ?

Cliquez sur la photo ci-dessus pour entendre la réponse de Hans Stark, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes au sein de l’IFRI, à Paris.

 

Berlin PK Merkel Seehofer Union einigt sich auf Kompromiss im Flüchtlingsstreit (picture-alliance/dpa/M. Kappeler)

Angela Merkel a dû céder à Horst Seehofer, le patron de la CSU sur ce "seuil" de 200 000 migrants par an.

L'aboutissement de longues discussions

La grande dissension entre CDU et CSU ces derniers mois portait sur la politique d'accueil des migrants promue par Angela Merkel.

Une "culture de la bienvenue" qui n'est pas du goût du chef de la CSU bavaroise, Horst Seehofer. Il a même exigé que la chancelière plafonne à 200 000 demandes le nombre de dossiers de réfugiés acceptés chaque année. Faute de quoi la CSU menaçait de ne pas renouveler son contrat de coalition avec la CDU. 

Il n'était pas fait mention d'un tel seuil dans le programme électoral conjoint des deux partis, Angela Merkel l'a refusé. À la place, on peut lire : "Nous voulons que le nombre de réfugiés qui arrivent chez nous reste bas sur le long terme"

Ça, c’était avant les élections. Mais maintenant que les négociations se font plus pressantes pour former un gouvernement de coalition, Angela Merkel a dû accepter le compromis pour ne pas perdre sa plus fidèles alliée, la CSU.

Le ministre-président du Land de Basse-Saye, Reiner Haseloff, a salué le compromis conclu entre la CDU et la CSU, le considérant comme une "bonne base" pour les futures négociations avec les deux autres partis de la probable coalition gouvernementale, les Verts et les Libéraux.

La CDU a tenu pour sa part a rappelé que ce quota ne concernait pas l'immigration des citoyens de l'Union européenne.

Dans tous les cas, il n'est pas question qu'une situation comme celle de 2015 se répète, quand la chancelière avait ouvert grand la porte aux migrants. Cette année, 80.000 personnes devraient être régularisées en Allemagne.

Durant la campagne électorale, Angela Merkel a d’ailleurs répété que "si quelqu'un a un contrat et les qualifications requises, nous voulons lui permettre d'immigrer légalement, en tant que main d'œuvre". Et la chancelière de rappeler à ses partenaires comme à ses concitoyens : "Nous avons besoin de main d'œuvre."

Syrische Flüchtlinge in Deutschland (picture alliance/dpa/S. Pförtner)

Les Verts et le FDP seraient favorables à ce qu'un réfugié dont le statut a été reconnu puisse accéder au statut "d'immigré"

Une loi sur l’immigration

La CDU et la CSU proposent de mettre en place une "loi d'immigration pour la main d'œuvre". Il s'agit de faciliter la migration de travailleurs qui peuvent justifier d'un contrat de travail et de moyens suffisants pour subvenir à leurs besoins en Allemagne.

Les deux partis sont d'accord pour éviter à tout prix des arrivées massives de migrants qui bénéficieraient des systèmes d'aide sociale et comptent donc endiguer l'immigration économique. C’est à cela que doit servir la limite des "200 000 migrants par an" décidée ce week-end.

Pour ce faire, les conservateurs comptent déclarer l'Algérie, le Maroc et la Tunisie comme "pays sûrs", à l'instar des pays des Balkans. Ce sont des pays dont les citoyens sont déboutés dans leur demande d'asile et encourent l'expulsion, étant donné que l'Allemagne estime qu'ils n'encourent pas de risques à être reconduits chez eux. 

Dissuader d’émigrer

Dissuader d'un voyage périlleux vers l'Europe, c'est aussi l'objectif du "Plan Marshall avec l'Afrique" proposé par le ministre de la Coopération, Gerd Müller, membre de la CSU.

Ce plan prévoit de passer de nouveaux accords avec les états de provenance des migrants en Afrique. Il constitue un chapitre entier du programme électoral des conservateurs.

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