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Afro-presse (hebdomadaire)

L'Allemagne va envoyer des hélicoptères au Mali pour soutenir la Minusma

L'envoi d'appareils de la Bundeswehr, l'armée allemande marquerait une nouvelle étape pour l'Allemagne dont les missions se bornent traditionnellement à la formation, la surveillance et le soutien médical.

Dans un article intitulé Dangereux Mali, la FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle que la Bundeswehr forme des soldats au Mali depuis 2013 déjà. En outre, depuis le début de l’année, des unités de l’armée allemande sont également stationnées dans le nord Mali afin de soutenir les Nations unies dans la surveillance d’un accord de paix signé en Algérie. 570 soldats allemands servent actuellement au sein de la Minusma, la force de maintien de la paix de l'Onu.

Bundeswehr Kampfhubschrauber Tiger Masar-i-Scharif Flugfeld Afghanistan Abzug Deutschland Logistik (picture-alliance/dpa)

Transport d'hélicoptères de combat "Tigre" de la Bundeswehr

Et maintenant les Allemands doivent fournir des hélicoptères de secours pour, en cas de besoin, évacuer les blessés, ainsi que des hélicoptères de combat afin de protéger ces évacuations. Cela ne rappelle-t-il pas une autre mission? s’interroge l’éditorialiste qui fournit lui-même la réponse:Oui, cela rappelle en gros le schéma de l’engagement allemand en Afghanistan. Certes les deux missions ne sont pas comparables ni du point de vue de leur ampleur, ni (pour le moment du moins) du niveau de dangerosité.

Mali Unruhen Polizei (Getty Images/AFP/S.Aganara)

Policier malien en patrouille avec un véhicule de la mission allemande au Mali

Mais il faut se souvenir qu’au début en Afghanistan la Bundeswehr a creusé des puits et installé des points d’eau pour finalement se livrer à de rudes combats avec des rebelles; la Bundeswehr a été entraînée dans une mission armée dont personne ne voulait initialement!...La FAZ souhaite que cette nouvelle mission ne dure pas si longtemps, mais craint que la situation sécuritaire au Mali ne force la Bundeswehr à prolonger sa présence dans le pays…

 

Autre thème : la Gambie, qui devient le 3ème Etat africain à vouloir se retirer de la CPI.


 C’est déjà le troisième pays, après l'Afrique du Sud et le Burundi, à prendre une telle décision. Tous les trois accusent notamment la juridiction internationale de ne poursuivre que les pays africains… La Gambie est un pays deux fois moins grand que l’Etat régional allemand de Hesse, soit un peu plus de 10.000 km2, relève la Süddeutsche Zeitung. Miniscule donc, par rapport au reste du continent, mais c’est un pays qui retient l’attention depuis des années en Europe: d’une part parce que l’on peut y passer d’agréables vacances peu onéreuses sur ses belles plages et d’autre part parce qu’un grand nombre de migrants qui débarquent sur les côtes italiennes viennent de Gambie.

Elfenbeinküste Präsident Yahya Jammeh in Yamoussoukro (Getty Images/AFP/I. Sanogo)

Yaya Jammeh est au pouvoir depuis 1994



Le pays est gouverné depuis 1994 par un ancien capitaine de l‘armée formé aux Etats-Unis: Yahya Jammeh. Un homme sûr de lui et qui défend sans scrupules ses intérêts à l’étranger : un jour, à la question du Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, qui voulait savoir dans quelles circonstances exactes, un opposant gambien était mort en prison, Yaya Jammeh lui a dit "d’aller au diable!" Et les statistiques internationales qui désignent les Gambiens comme faisant partie des plus pauvres peuples au monde n’intéressent pas le président: "Ma croissance, ma prospérité économique, c’est moi qui les définis! " a ainsi déclaré celui qui rejette toute ingérence extérieure.

Gambia Fischmarkt (picture-alliance/blickwinkel/McPHOTO)

Un marché aux poisons sur une plage à Tanji en Gambie


Yaya Jammeh se considère comme le courageux défenseur des intérêts africains contre l’impérialisme occidental. Selon lui la CPI est un tribunal raciste qui persécute les gens de couleur tandis qu’il épargne les criminels de guerre occidentaux -comme par exemple l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui, en 2003, a mené son pays avec les Etats Unis dans une guerre en Irak, contraire au droit des peuples.

Les critiques selon lesquelles la Cour Pénale Internationale ne poursuivrait que des accusés africains, sont partagées par de nombreux chefs d’Etat en Afrique. Mais la procureure en chef de la CPI , Fatou Bensouda, elle –même originaire de Gambie et qui avait pendant deux années occupé le poste de ministre de la Justice sous le président Jammeh répond régulièrmenet à de telles accusations en faisant remarquer que les victimes des crimes jugés devant la Cour sont en grande partie des Noirs et que l’accusation de racisme est donc absurde.

Niederlande Den Haag Gerichtsvollzieherin Fatou Bensouda beim Fall Jean-Pierre Bemba (picture-alliance/AP Photo/J. Lampen)

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda trouve les accusations de racisme vis à vis tout à fait déplacées.



Plusieurs autres gouvernements africains, par exemple en Namibie et au Kenya ont annoncé vouloir examiner un éventuel retrait du statut de Rome qui est la base du travail de la CPI. La Cour avait enquêté aussi bien contre le président kényan Uhuru Kenyatta que contre son vice-président à cause de leur implication présumée dans les désordres post-électoraux sanglants début 2008. L’année passé, la CPI a dû classer le dossier, faute de preuves.

Par contre, mercredi dernier, le ministre sénégalais de la Justice Sidiki Kaba, a appelé les Etats africains à ne pas quitter la CPI, mais à travailler ensemble à son amélioration. Un appel partagé par la chef de la diplomatie du Botswana, Pelomoni Venson-Moitoi qui a aussi appelé à une plus étroite coopération entre la Cour africaine des droits de l’Homme qui a son siège en Tanzanie et la Cour Pénale Internationale de La Haye…

 

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