L′Allemagne se remettre-t-elle de l′élection présidentielle ? | Vu d′Allemagne | DW | 02.07.2010
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Vu d'Allemagne

L'Allemagne se remettre-t-elle de l'élection présidentielle ?

L’élection du président de la République en Allemagne et la victoire peu glorieuse du candidat du pouvoir, Christian Wulff, au troisième tour du scrutin, continue de faire la Une des journaux allemands.

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Le nouveau président de la République Christian Wulff a prêté serment vendredi devant le parlement allemand.

Le président a été élu et le fait qu'il ait eu besoin de trois tours de scrutin n'est pas une hypothèque pour toute la durée de son mandat, analyse la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La même chose était déjà arrivée à deux présidents auparavant – Gustav Heinemann en 1969 et Roman Herzog en 1994 – et cela ne les a pas empêché d'exercer leurs fonctions, pas plus que cela n'a terni leur popularité.

Le Financial Times Deutschland se montre plus sévère et estime qu'il n'est pas difficile de se lasser de la politique ces jours-ci. Le gouvernement, qui est en place depuis moins d'un an, cherche quasi quotidiennement à prouver qu'il est incapable de faire son travail. Même l'élection du président s'est transformée en épreuve de force. Et la coalition n'a pas su la surmonter.

Angela Merkel Guido Westerwelle Bundestag Flash-Galerie

Victoire ou défaite pour la chancelière Angela Merkel et le vice-chancelier Guido Westerwelle ? Leur candidat n'a réussi à s'imposer qu'au troisième tour du scrutin de l'assemblée fédérale.

Die Welt prend de son côté la défense de la chancelière : après 2004 et 2009 déjà, c'est la troisième fois qu'Angela Merkel impose son candidat pour la magistrature suprême. Pendant ce temps, les sociaux-démocrates, les Verts et le parti de gauche die Linke ont fait éclater leurs dissensions aux yeux de tous et même un candidat charismatique comme Joachim Gauck n'a pas réussi à contrecarrer le plan d'Angela Merkel.

NO FLASH NATO Afghanistan General David Petraeus bei Anders Fogh Rasmussen in Brüssel

Le général David Petraeus a rencontré jeudi le secrétaire-général de l'Otan, Anders Fogh Rassmussen.

La Süddeutsche Zeitung revient quant à elle sur l'entrée en fonction du nouveau commandant en chef des troupes internationales en Afghanistan, David Petraeus. Changement de personnel, pas de stratégie, écrit le journal, il s'agit de montrer aux rebelles et au gouvernement afghan que la force menée par l'Otan est toujours dirigée d'une main ferme. Toutefois, si le général Petraeus se contente de cela, alors il est certain d'échouer. Car la stratégie conçue par son prédécesseur Stanley McChrystal et encensée par l'Alliance atlantique s'est heurtée à la dure réalité en Afghanistan et n'a pas apporté les résultats escomptés. Le temps presse et le secrétaire-général de l'Otan a beau annoncer que la force restera sur place aussi longtemps que nécessaire, les pays qui fournissent les troupes commencent à s'impatienter. David Petraeus, contrairement à son prédécesseur, ne s'en sortira pas uniquement avec des promesses d'un avenir meilleur.

Auteur : Aude Gensbittel
Edition : Sandrine Blanchard

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