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Allemagne

L'Allemagne, pays inégalitaire

En Allemagne, l'un des pays industrialisés les plus prospères, le fossé entre riches et pauvres se creuse d'année en année. C'est ce qui ressort d'un rapport sur la pauvreté, commandé par le gouvernement à Berlin.

Une file attendant la distribution de repas d'une association sociale à Schwerin dans l'est de l'Allemagne

Une file attendant la distribution de repas d'une association sociale à Schwerin dans l'est de l'Allemagne

En Allemagne, dix pour cent de la population possède plus de la moitié des richesses. Les chiffres sont encore plus frappants si l'on se penche sur les ménages les plus pauvres : 50% de tous les ménages ne détiennent qu'1% des richesses du pays.

La Ferrari, traditionnel signe extérieur de richesse

La Ferrari, traditionnel signe extérieur de richesse

Parmi ces richesses, on compte les biens mobiliers et immobiliers, les terrains à construire ou encore les placements d'argent. Entre 1992 et 2012, cette fortune a plus que doublé pour atteindre 10 mille milliards d'euros. Ce qui est intéressant de savoir, c'est que de 2007 à 2012, la série de crises financières et économiques n'a aucunement touché les plus riches. Au cours de ces cinq dernières années, leur fortune globale a même augmenté de 1400 milliards d'euros!

L'opposition réclame une imposition plus forte

Alors que de plus en plus de riches deviennent de plus en plus vite super-riches, les pauvres deviennent plus pauvres encore. Pour l'opposition, ce fossé social appelle une réponse politique, comme par exemple un impôt sur la fortune, une augmentation du taux d'imposition pour les revenus les plus élevés et enfin un salaire minimum inter-professionnel garanti. C'est ce qu'exigent le parti social démocrate SPD, comme aussi les Verts et le parti de la Gauche, die Linke.

Une petite fille dans un centre social à Berlin

Une petite fille dans un centre social à Berlin

Ces revendications sont soutenues par une alliance appelée "Redistribution juste". Elle se compose de plus d'une vingtaine d'organisations, syndicats et associations sociales et de migrants comme aussi le réseau altermondialiste Attac. Il faut selon elle que la politique ait encore à l'avenir une marge de manœuvre pour assurer la pérennité d'un état social. Alors que les fortunes privées gonflent, les ressources de l'Etat diminuent. La coalition conservatrice-libérale à Berlin ne peut se permettre d'ignorer ni cet état de choses, ni les revendications de l'opposition, si elle veut être réélue lors des prochaines élections législatives en septembre 2013.