1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Europe

L'Allemagne florissante, la France souffrante

En Allemagne, les données économiques sont bonnes, mais ce n'est pas le cas chez son voisin d'outre - Rhin, en France. Le président français prétend suivre une politique inspirée par le modèle allemand.

Après de virulentes critiques de l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg contre la politique du président francais, François Hollande a pris hier la décision de démettre le gouvernement. La nouvelle équipe gouvernementale du Premier ministre Manuel Valls doit entrer en fonction aujourd'hui. Les critiques de l'ex- ministre visaient la politique "social-démocrate" que le président francais prétend suivre depuis quelques mois, une politique inspirée selon Montebourg par la politique d'austérité de l'Allemagne.

Depuis plusieurs mois déjà, des voix critiques au sein du parti socialiste et du gouvernement francais se faisaient entendre, laissant apparaître une profonde division au sein du camp socialiste. Des critiques qui se sont renforcées depuis que le président Hollande a déclaré être un social- démocrate. L'aile gauche du parti n'a pas apprécié.

Francois Hollande und Arnaud Montebourg

Le président Francois Hollande et son ex-ministre Arnaud Montebourg(àdr.)

Le président avait dans la foulée loué les réformes engagées par le dernier chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder. Pourtant parmi ces réformes figurent entre autres: le départ à la retraite à 67 ans, le maintien de la semaine de travail à 39 heures, un coût de travail horaire relativement modeste, une réforme des prestations sociales. Une politique d'austérité, ouvertement critiquée par Montebourg et une partie de la gauche française, mais dont la chancelière allemande, la conservatrice Angela Merkel récolte apparemment les fruits, si l'on compare la situation de l'Allemagne et celle de la France.

L'Allemagne prospère, la France végète

Bundeskanzler Gerhard Schröder

Le chancelier Gerhard Schröder lors de la présentation de son plan de réformes "Agenda 2010"

L'industrie automobile allemande se porte très bien alors qu'en France la production automobile, autrefois l'un des fleurons industriels du pays, a fondu de 40 % au cours des dernières dix années. L'industrie francaise a perdu en une décennie des centaines de milliers d'emplois. L'Allemagne connait presque le plein emploi, le taux de chômage en France est avec près de 10 %, presque le double de celui de l'Allemagne. L'Allemagne exporte ses produits avec le label " Made in Germany " dans le monde entier, les exportations francaises s'effondrent. . Non seulement, la grande industrie allemande se porte bien, mais les PME petites et moyennes entreprises y fleurissent. Elles sont même la colonne vertébrale de l'économie allemande. En France, ces PME sont grevées par des charges sociales et des salaires horaires bien plus élevés qu'en Allemagne et luttent pour leur survie. Dans ces conditions il semble inévitable que la France ne pourra tenir ses promesses de maintenir le déficit budgétaire en dessous des 3% prévus par le Pacte de stabilité européen.

Les réformes du président Hollande pour redresser le pays

Ce ne sont pas des réformes en profondeur, soulignent nombre d'experts, comme celle de la DGAP, l'Institut allemand pour les relations extérieures à Berlin, Claire Demesmay :

"Ces réformes consistent avant tout en réductions de dépenses et allégements fiscaux pour les entreprises. Mais jusqu'ici, de véritables et douloureuses réformes structurelles n'ont toujours pas été mises en place." Et l'Allemagne fait la sourde oreille aux appels du voisin de l'autre côté du Rhin pour assouplir les règles de Bruxelles. "On ne doit pas changer les règles, on doit les respecter " a souligné récemment encore le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.