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Vu d'Allemagne

L'Allemagne et la Pologne

Le sommet de Bruxelles fait également la Une des journaux allemands ce matin. Les éditorialistes commentent avec inquiétude les tensions qui ont précédé la réunion des 27 membres de l’Union européenne. Et notamment les déclarations du Premier ministre polonais sur les victimes de la Seconde Guerre mondiale, qui devraient, selon lui, être comptabilisées dans le nombre de voix dont disposent les Etats membres.

Les relations germano-polonaises ne sont pas vraiment au beau fixe, en ce début de sommet européen.

Les relations germano-polonaises ne sont pas vraiment au beau fixe, en ce début de sommet européen.

Pour la Neue Westfälische, il est dommage que dans ses tirades, Jaroslav Kaczynski omette en permanence des éléments capitaux de l’histoire germano-polonaise contemporaine : Willy Brandt s’agenouillant à Varsovie en mémoire des combattants du ghetto, le soutien actif de Helmut Kohl à l’adhésion polonaise à l’Union européenne… tout cela n’a-t-il donc jamais eu lieu ? Le journal conclut : l’Europe a un problème et ce n’est ni la racine carrée, ni la Constitution, mais bien Jaroslav Kaczynski.

Certes, admet la Süddeutsche Zeitung, s’il n’y avait pas eu l’occupation allemande ni les camps de concentration, la Pologne compterait aujourd’hui 66 millions d’habitants au lieu de 38 millions et ferait partie des pays les plus développés. Mais peut-on vraiment reprocher aux Allemands, deux générations après la guerre, de ne pas avoir suffisamment endossé la responsabilité de cette période ? En se concentrant uniquement sur cette page de l’histoire, le Premier ministre polonais montre à quel point il méprise les efforts de réconciliation de l’Allemagne.

On a l’impression, écrit Die Welt, que ce sommet des 27 est une affaire de vie ou de mort, d’être ou de ne pas être. Ce n’est pas le cas, quoiqu’en dise le gouvernement polonais. Parallèlement tout de même, il y a une chancelière et présidente de l’Union qui espère conclure son semestre de présidence par un succès. Mais dans une communauté qui étend sans cesse ses frontières, il est de plus en plus difficile de taire les intérêts nationaux et les revendications communautaires.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung appelle les Européens à avoir le courage de l’échec. Un nouveau semblant de compromis qui ne ferait que masquer provisoirement les conflits serait plus dommageable à l’Union européenne et à son image au sein de sa population qu’un aveu sincère de ce qui est possible dans cette Union et de ce qui ne l’est pas.

La Frankfurter Rundschau laisse la parole à un politologue berlinois qui voit dans la crise européenne une chance à saisir par les 27. Selon lui, le modèle d’une Europe à plusieurs vitesses, qui se traduit dans les faits par la zone euro ou l’espace Schengen, n’est pas mauvais en soi puisqu’il permet d’avoir un noyau de membres partageant une vision commune. Ce modèle d’intégration apporte une certaine flexibilité à la machine européenne en atténuant de fait la force de veto de chaque Etat. Selon Herfried Münkler, il faut simplement avoir le courage et la force de faire de ce mode d’intégration un outil officiel.

  • Date 22.06.2007
  • Auteur Anne Le Touzé
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