L′Allemagne courtise le Brésil | Allemagne | DW | 28.08.2009
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Allemagne

L'Allemagne courtise le Brésil

Le commerce entre les deux pays a plus que doublé au cours de la dernière décennie. C'est dans ce contexte plutôt positif que se situe le voyage du ministre allemand des finances, Karl-Theodor zu Guttenberg

Le ministre des finances Karl-Theodor zu Guttenberg se rend au Brésil pour promouvoir les intérêts économiques allemands

Le ministre des finances Karl-Theodor zu Guttenberg se rend au Brésil pour promouvoir les intérêts économiques allemands

Le volume des échanges commerciaux entre l'Allemagne et le Brésil a plus que doublé au cours des dix dernières années pour atteindre 18 milliards d'euros en 2008. Néanmoins, on est loin des volumes d'échanges que l'Allemagne peut entretenir avec des pays comme les Etats-Unis et la Chine qui sont les principaux partenaires commerciaux pour Berlin.

Qu'est-ce qui rend le Brésil si attractif? Tout simplement son statut de puissance commerciale régionale : le Brésil est ainsi le premier partenaire de l'Allemagne en Amérique du sud. Enfin, il y a bien sûr son immense potentiel. Le Brésil n'est pas encore tout à fait une puissance industrielle mais il n'est plus en tous cas un pays en voie de développement. "Nous pouvons constater que, de plus en plus, le Brésil est en train de devenir un véritable pays industriel", explique Peter Rösler, de l'Association des entreprises allemandes en Amérique du sud. " Or, l'Allemagne réalise l'essentiel de ses échanges commerciaux non pas avec des pays en voie de développement mais avec des puissances industrielles. C'est pour cette raison qu'au plus le Brésil va se développer, au plus il sera un client potentiel pour nos entreprises."

Blocage européen

Mais au-delà de l'Allemagne, c’est toute la question du commerce entre le Brésil et l'Europe qui se pose. Les négociations visant à une libéralisation des échanges entre l'Union européenne et le Mercosur - la zone de libre échange en Amérique latine - sont au point mort. En raison essentiellement des résistances du lobby agricole européen. Mais la situation pourrait se débloquer l'année prochaine car l'Espagne prend la présidence de l'Union au cours du premier semestre 2010. Et Madrid s'est fixé comme objectif d'obtenir un accord dans ce dossier.