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Afropresse

L'Afrique pionnière pour l'interdiction des sacs en plastique

Cette semaine les journaux allemand reviennent sur l'interdiction des sacs en plastique au Kenya depuis deux mois. Les spécialistes cinéma admirent aussi le film du réalisateur franco-sénéglais Alain Gomis, Félicité.

S'il est beaucoup question du Camerounou du Togo cette semaine dans la presse allemande, les journaux traitent aussi de sujets plus étonnants. Dans ses colonnes la Süddeutsche Zeitung revient, par exemple, sur l'interdiction du plastique au Kenya. Comme nous le racontions à l'époque, depuis le mois d'août toute personne qui fabrique, vend ou utilise un sac plastique risque une peine d'emprisonnement de quatre ans ! La prison et une amende de 30.000 dollars, soit 32.000 euros. Alors après la mise en place de cette mesure radicale, la Süddeutsche Zeintung débute son article par une comparaison : "On utilise 45 sacs en plastique par an et par personne et Allemagne et c'était 6 au Kenya avant la mise en place de la mesure". Mais le journal d'expliquer :  "Le problème c'est le recyclage, qui n'existe pas au Kenya". 

Les océans menacés

Alors depuis l'interdiction comme ça se passe ? "On demande aux touristes à l'aéroport de laisser leurs sacs en plastique" (...) et les grands magasins proposent désormais des sacs en papiers". "Mais pour les plus petits vendeurs du pays ce n'est pas si simple", raconte la Süddeutsche Zeitung. Un vendeur de nourriture situé aux abords du bidonville de Kibera raconte qu'il a perdu des clients depuis qu'il leur demande d'amener des assiettes et qu'il ne sert plus dans des petits sacs.

"Mais l'Afrique tient bon et est même "pionnière dans l'interdiction des sacs en plastique", raconte la Süddeutsche Zeitung. Le Rwanda les a interdits en 2008 et une dizaine d'autres pays prévoit de le faire. En Europe on veut réduire le nombre des sacs à 40 par personne et par an d'ici 2025. Mais l'ONU estime que c'est trop peu et tire la sonette d'alarme: "Ce sera trop tard, il devrait y avoir plus de sacs en plastique que de poissons dans les océans d'ici 2050".

 

Nigéria, entre freins à l'investissement et véritable potentiel économique

Direction le Nigéria aussi dans la presse allemande cette semaine. "Un pays trop souvent réduit à trois mots", dit l'ambassadeur du pays en Allemagne dans à la Frankfurter Allgemeine Zeitung cette semaine. "On réduit Nigéria au pétrole, à la corruption et à Boko Haram", poursuit-il. Avant d'appeler les investisseurs à aller investir dans le pays. Des paroles prononcées cette semaine à l'ouverture du congrès économique germano-nigérian en Allemagne. 

Le journal raconte à ses lecteurs les problèmes du pays : la réception de 2016, l'approvisionnement énergétique instable, la corruption, ou les restrictions de la banque centrale pour les entreprises allemandes. Seulement 80 sont d'ailleurs présentes sur place pour l'instant et c'est un vrai parcours du combattant pour pouvoir s'y installer ! "Pourtant le Nigéria pourrait devenir le troisième plus gros pays de la planète avec 400 millions d'habitants en 2050", raconte la Süddeutsche Zeitung.

Au milieu de tous ces problèmes le journal économique voit quand même des signes d'espoir avec les classes moyennes naissantes qui ne supportent plus la corruption par exemple. "Le Nigeria n'est pas encore une lumière de l'Afrique, mais ses habitants sont tenaces et optimistes", assure Eniola Mafe de la Fondation Niger Delta en guise de conclusion de l'article.

 

Un film tourné en Afrique fait sensation 

Félicité, le film du réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis est dans les pages culture de plusieurs journaux cette semaine. Et le film qui a déjà remporté le grand prix du jury à Berlin et l'Étalon d'or au Fescapo à Ougagadougou a bonne critique ! 

Félicité c'est l'histoire d'une chanteuse dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans est victime d'un accident de moto. Elle tente alors de le sauver. "Plus beau que les héros", titre l'hebdomadaire der Freitag pour parler du film. Les spécialistes du cinéma aprrécient de découvrir la vie "pas facile" de Kinshasa. "Il n'y pas d'exagération, le réalisateur insiste pour qu'on comprenne chaque image", dit Der Freitag.

Et puis "entre ce jeu de brutalité, de rêve, d'énergie s'ajoute une fantastique musique", écrit le Tagespiegel. Celle de l'orchestre national de Kinshasa, qui surprend avec "une pièce inattendue".

Il y a des semaines comme ça où l'Afrique surprend par ses politiques environnementales et fait rêver avec son cinéma !

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