L′Afghanistan ne sera pas abandonné | Allemagne | DW | 05.12.2011
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Allemagne

L'Afghanistan ne sera pas abandonné

Réunis lundi à Bonn, en Allemagne, plus d'un millier de représentants d'une centaine d'Etats et d'organisations ont discuté de l'avenir de l'Afghanistan, notamment après le retrait des troupes internationales en 2014.

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Angela Merkel et Ban Ki-moon

L'Afghanistan peut compter sur le soutien de la communauté internationale jusqu'en 2024. Après le retrait des troupes internationales en 2014, le pays ne sera pas abandonné à lui-même. C'est ce qu'a assuré le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-mon, tout comme la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ou le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle. Berlin notamment, continuera après 2014 à assurer la formation des forces de sécurité afghanes. Des déclarations faites pour satisfaire le président afghan Hamid Karzaï qui a assuré avoir besoin du soutien international au moins une décennie supplémentaire au-delà de 2014.

Delegierte auf der Afghanistan Konferenz

Les délégués de la Conférence dans l'enceinte de l'ancien parlement fédéral à Bonn

Les Afghans doivent tenir leurs engagements a averti la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, car la communauté internationale se voit confrontée à une crise budgétaire. C'est pourquoi l'Afghanistan, les Etats de la région et la communauté internationale doivent élaborer une stratégie viable pour l'avenir du pays. En mai prochain, se déroulera à Chicago un sommet de l'Otan sur l'Afghanistan et en juillet, une conférence des pays donateurs à Tokio.

Améliorer la gouvernance

Des engagements financiers précis en faveur de l'Afghanistan ne seront donc donnés qu'au cours des prochains mois. De son côté, Kaboul s'est engagé à suivre un programme de réformes clair pour une meilleure gouvernance, pour un renforcement de la démocratie et une lutte plus efficace contre la corruption. Outre ces promesses mutuelles, la communauté internationale a assuré vouloir accompagner le processus de réconciliation nationale, un processus qui doit être basé sur des principes fondamentaux tel que : le rejet de la violence, du terrorisme et la reconnaissance de la constitution afghane et des droits de l'Homme.

Les ministres des Affaires étrangères des pays présents à Bonn ont rendu hommage au progrès réalisés jusque-là dans l'Hindou Kouch, mais ont souligné les défis qui restent à relever pour le gouvernement de Hamid Karzaï, entre autres : la lutte contre une corruption endémique et un trafic de drogue tentaculaire, le respect du droit des femmes, une bonne gouvernance, claire et transparente, bref rien de moins que la mise en place d'un Etat de droit.

Cette conférence de Bonn, organisée par le gouvernement allemand dans l'enceinte de l'ancien Parlement fédéral, était présidée par l'Afghanistan.

Auteur : Philippe Pognan
Edition : Yann Durand

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