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Vu d'Allemagne

L'AfD arrive troisième et entre au parlement

Dernière née sur l'échiquier politique, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) a joué la carte de la xénophobie.

Le mouvement anti-immigration Alternative für Deutschland (AfD) est un nouveau venu sur la scène politique allemande. Créé en avril 2013, il fait son entrée dimanche à la chambre des députés. 

A sa création, l'AfD était un parti anti-euro, considérant la monnaie unique comme "une erreur historique". Puis peu à peu, le parti s'est trouvé deux ennemis : l'islam et Angela Merkel, accusée d'avoir laisser entrer "des criminels et des terroristes" lors de l'arrivée massive de migrants en 2015.

Bundestagswahl 2017 | AfD - Frauke Petry, Bundesvorsitzende (picture-alliance/dpa/S. Willnow)

Frauke Petry, présidente de l'AfD, a voté à Leipzig, en Saxe

Alternative für Deutschland dénonce une "invasion islamique" dans un pays qui compte 5% de musulmans. Le parti est même allé jusqu'à coller des affiches sexistes et racoleuses, montrant des femmes en maillot de bain, avec comme slogan : "La burka? Nous prônons le bikini".

Le parti ratisse large, entre les exclus de la croissance allemande et ceux qui voient les immigrés comme une menace, au point d'avoir enchaîné des succès électoraux :  l'AfD est représenté dans 13 des 16 Parlements régionaux. Les polémiques, dont le parti est coutumier, touchent aussi au nazisme : un de ses chefs de file Alexander Gauland, 76 ans, a jugé que les Allemands avaient "le droit d'être fiers des performances des soldats durant les deux guerres mondiales". Des propos qui ont choqué dans un pays habitué au devoir de mémoire depuis la période nazie. 


Inquiétudes au sein de la société

Si l’AfD (Alternative pour l’Allemagne, parti de la droite populiste) fait son entrée au Bundestag, elle sera le premier parti à siéger à l’assemblée à la droite de la CDU/CSU depuis 1949 et la création de la République fédérale.

Des représentants des communautés juives et musulmanes ont exprimé leur inquiétude. Le président du Comité central des Juifs d’Allemagne, Josef Schuster, craint que l’AfD ne prenne un tournant antisémite. Pour l’heure, le parti a surtout des accents islamophobes et xénophobes. "Je suis persuadé que quand les musulmans ne seront plus un sujet intéressant, il deviendra opportun politiquement et socialement [pour l’AfD] de s’en prendre à d’autres minorités. Parmi lesquelles les juifs", a-t-il déclaré dans une interview au quotidien Der Tagesspiegel en date du 24 septembre.

Volker Beck, porte-parole des Verts pour les affaires religieuses, reproche à l’AfD une "propagande ambiguë": de viser aussi les juifs dans ses attaques contre les musulmans. Et Volker Beck de continuer : "ses partisans ne laissent aucun doute sur leur désapprobation égale des rites juifs et musulmans de circoncision des garçons".

Le président du Conseil des musulmans, Burhan Kesici, a pour sa part estimé ce matin que d’autres partis aussi avaient eu des propos empreints de populisme hostiles aux musulmans : "La reprise de certains slogans de l’AfD par d’autres partis établies a rendu l’islamophobie acceptable socialement", regrettant par ailleurs qu’ "aucun parti établi n’ait défendu expressément les intérêts ni ne se soit fait l’écho des inquiétudes des musulmans". Burhan Kesici va même jusqu’à évoquer une "diabolisation" de l’islam et des musulmans à des fins électoralistes.

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