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International

L'action de l’ONU remise en cause par les Etats-unis

A l'initiative du président américain, une réunion débute ce 18 septembre à New York. Objectif : pousser l'ONU à se réformer, alors que Trump avait déjà qualifié l'organisation de "club aimant avoir du bon temps".

Écouter l'audio 01:56

"La faiblesse des Nations unies c'est qu'elle représente des États nations qui eux-mêmes ont des intérêts différents" (Philippe Hugon)

L'ONU, cette institution qui rassemble 193 États membres, est de plus en plus critiquée pour son inaction. Pour le président américain, si les Nations unies n'ont pas atteint leur plein potentiel au cours de ses dernières années, c'est à cause de la bureaucratie et de la mauvaise gestion. Donald Trump, qui n'a jamais caché son mépris pour l'ONU, l'avait déjà qualifié de "club aimant avoir du bon temps". 

Pourtant, si l'ONU a des faiblesses, elles ne sont pas liées à la bureaucratie dénoncée par Trump mais plutôt à la toute puissance des Etats qui défendent avant tout leurs intérêts. C'est en tous cas l'avis d'Hugon Philippe chercheur à l'IRIS, l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, basé en France. 

Pour lui, "ce qui fait la faiblesse des Nations unies ce n'est pas les Nations unies, c'est le fait qu'elle représente des États nations qui eux-mêmes ont des intérêts différents et surtout des capacités d'action différentes". Selon le chercheur, "il faudrait augmenter le nombre de pays membres permanents et supprimer le droit de veto des cinq puissances qui siègent à titre permanent."

La gestion de la crise nord-coréenne

Christian Tomuschat, professeur de droit public à l'université Humboldt en Allemagne, pense aussi que le droit de veto est une limite pour l'action l'ONU. Le cas de la Corée du Nord actuellement en est un exemple. Mais lui ne pense pas que le supprimer soit possible. "Les grandes puissances que sont les USA, la Russie, la Chine, la France et l'Angleterre ont ce droit de veto et personne ne pourra leur retirer." Un droit qui empêche aujourd'hui de prendre des sanctions ou d'envisager des actions militaires contre la Corée du Nord, du fait du veto de la Chine. "Donc oui on peut critiquer l'ONU ", estime le professeur allemand.

Si l'ONU est pointée du doigt, notamment dans sa gestion des conflits, elle a tout de même permis des avancées. C'est le cas notamment pour ce qui concerne l'éducation, l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes ainsi que dans la lutte contre le virus du Sida et d'autres épidémies, particulièrement en Afrique.

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