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Afrique

L'accord d'Alger n'est encore qu'un papier

Trois jours après la signature d'un accord de paix pour le Mali, l'incertitude demeure. Si le camp gouvernemental a paraphé le document, il manque encore le feu vert de la Coordination des mouvements de l'Azawad.

Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères à Alger

Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, à Alger

La Coordination des mouvements de l'Azawad a demandé un délai pour pouvoir consulter sa base. Certains ont cependant déjà un avis sur la question et sur les chances de voir aboutir les discussions de paix. C'est le cas d'Ambeyri Ag Rhissa, l'un des porte-parole du MNLA. Le Mouvement national de libération de l'Azawad qui fait partie de la Coordination : « La population est entièrement contre. Il y a eu des manifestations, des endroits où le document a été déchiré et brûlé. On va se réunir pour expliquer ce qu'il y a là-dedans. Après, les gens prendront leur position. Nous ne nous faisons pas d'illusion sur la façon partiale dont l'accord a été conçu. Parmi ceux qui ont signé le document, certains sont des chefs de la mafia qui s'adonne au trafic de stupéfiants. Ils ne vont jamais le combattre ! »

L'accord n'est pas une garantie pour la paix

D'autres voix estiment que ce dernier a au contraire des chances de remporter l'adhésion des populations du nord Mali; celles-ci aspirant tout simplement à une restauration des services publics de base et à une normalisation de la situation. Paul Melly, chercheur associé auprès de la Chattam House, un groupe de réflexion basé en Grande-Bretagne, estime par contre que les trafics qui se sont développés dans le nord du pays pourraient effectivement poser problème : « Il est possible que des groupes dissidents, des commandants de groupements de combattants acceptent formellement les accords avant de relancer de nouvelles activités. En partie pour des raisons politiques - s'ils ne sont pas d'accord avec le nouvel agenda politique de l'accord - mais aussi pour protéger leurs intérêts économiques, dans les trafics de drogue ou de migrants à travers le Sahara. » Selon le porte-parole du MNLA, la Coordination pourrait réunir sa base la semaine prochaine.

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