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Vu d'Allemagne

L'accord ébauché à Bruxelles entre les 28 et Ankara ne fait pas l'unanimité

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 et de la Turquie doivent se réunir à nouveau dans dix jours pour tenter de fixer enfin les détails d'une solution durable à la crise des migrante et réfugiés.

Belgien auf dem EU Gipfel

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu et la chancelière allemande Angela Merkel

Le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung constate que:"...sous la férule de la Chancelière allemande, l'Union européenne se met entre les mains du gouvernement de la Turquie. La détermination d'Angela Merkel à ne pas fermer la route des Balkans, mais bien plus la frontière entre la Grèce et la Turquie, ne laisse pas d'autre alternative à l'Union européenne.

EU Gipfel Brüssel Ahmet Davutoglu Donald Tusk

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu (au centre) le président du Conseil européen, Donald Tusk (à dr.) et le président francais Francois Hollande (à g.)

Quoi qu'il en coûte…Le Premier ministre turc veut que la somme de trois milliards d'euros déjà promise par l'UE soit doublée. Ahmet Davutoglu exige aussi l'accélération des négociations pour supprimer "d'ici juin" les visas pour les ressortissants Turcs circulant dans l'espace Schengen."La Turquie est prête à coopérer avec l'UE" a-t-il encore affirmé, ajoutant en passant : "La Turquie est prête à devenir membre de l'UE! " Ce faisant, Ahmet Davutoglu a nommé le vrai prix pour son étroite coopération", conclut le quotidien de Francfort.

Brüssel EU-Türkei Gipfel- Angela Merkel

Beaucoup de travail reste à faire pour finaliser l'accord ébauché le 7 mars à Bruxelles


"Ces négociations sont un sordide marchandage sur le dos de centaines de milliers de migrants et réfugiés, que l'on pousse d'un côté à l'autre, critique le journal Allgemeine Zeitung – le dernier qui devra finalement les garder aura perdu ! La Turquie peut jouer ce jeu parce que, en tant que plus important pays de transit, elle détient les clefs pour surmonter la crise, parce que l'UE est une institution incapable d'agir et parce que son plus puissant membre- l'Allemagne- poursuit un cours isolé", résume le quotidien de Mayence...


Autre thème: le cas d' Olivier Ndjimbi-Tshiende...

Ce prêtre catholique germano-congolais a démissionné et quitté sa paroisse de Zorneding en Bavière pour protester contre les attaques racistes et de nombreuses menaces de mort anonymes dont il faisait l'objet du fait de son soutien aux réfugiés.

"Abandonnés par Dieu et tous les bons esprits! Voilà ce que l'on peut dire aux gens qui ont participé à ce harcèlement, à ces injures et menaces contre le prêtre catholique Olivier Njimbi- Tshiende ! C'est scandaleux et honteux ! s'indigne le quotidien Lausitzer Rundschau.

Bayern Pfarrer Olivier Ndjimbi-Tshiende

Le prêtre Olivier Ndjimbi-Tshiende mettra fin au 1er avril à son sacerdoce dans la paroisse de Zornedig, en Bavière (sud del'Allemagne). "Il occupera de nouvelles fonctions", a indiqué l'Evêché de Munich en disant "regretter beaucoup" la décision et en affirmant "se tenir aux côtés" de son curé.

"Ce qui est arrivé à Olivier Ndjimbi-Tshiende n'est malheureusement pas nouveau, constate la Süddeutsche Zeitung: celui ou celle, qui, en Allemagne, se prononce contre la xénophobie et n'a pas l'air d'être d'ici, s'attire bien souvent des commentaires haineux, violents, voire des menaces de mort de la part de racistes. Ce sont des choses oppressantes, épuisantes, bien difficiles à surmonter pour ceux qui en sont victimes. Dans une bourgade telle que Zorneding, prospère, bourgeoise, catholique et conservatrice, des menaces de mort à l'encontre d'un prêtre semblent bien déplacées. Pourtant, là aussi, souligne le quotidien de Munich, force est de constater qu'une minorité, qui se considère comme le porte-voix de la majorité, se conduit de manière de plus en plus agressive, aussi longtemps que personne ne se lève et leur fait clairement comprendre : Ne parlez pas en notre nom ! "

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