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Afro-presse (hebdomadaire)

La xénophobie en Afrique du Sud

Plus de 5.000 étrangers, surtout des demandeurs d'asile et réfugiés africains, ont été déplacés par les violences xénophobes qui secouent l'Afrique du Sud depuis trois semaines.

Südafrika Fremdenfeindliche Ausschreitungen

Un groupe d'immigrants africains menacent de se défendre l'arme à la main

"Depuis des années de véritables pogroms secouent régulièrement le pays, relève le quotidien Berliner Zeitung. Les victimes sont des Somaliens, Ethiopiens, Nigérians, Congolais, Zimbabwéens ou Mozambicains. On les accuse de prendre le travail des autochtones et d'augmenter le taux de criminalité dans le pays. Pourtant, les statistiques le montrent, les étrangers ne commettent pas plus de crimes que les Sud-Africains.

Südafrika Festnahmen wegen ausländerfeindlicher Angriffe in Johannesburg

Un immigrant africain court pour échapper à la police (Johannesbourg, 17 avril 2015)

Après les premières attaques de cette dernière vague de violence xénophobe qui a fait plusieurs morts et de nombreux blessés, le gouvernement de Prétoria a mis deux semaines avant de réagir, s'étonne le quotidien qui cite la prise de position tardive du président Jacob Zuma : "Nous ne pouvons pas continuer à nous tuer les uns les autres !" Mais, relève l‘éditorialiste, son fils Edward Zuma a encore mis de l'huile sur le feu en appelant le gouvernement à ne plus laisser entrer d'étrangers dans le pays et à ne pas "gaspiller " l'argent des contribuables pour eux. Sur les 50 millions d'habitants que compte l'Afrique du Sud, 5 millions sont des étrangers… »

Friedensmarsch in Durban Südafrika

Plusieurs milliers de personnes participant à une marche pour la paix et contre la xénophobie à Durban le 16 avril

La Frankfurter Allgemeine Zeitung rapporte que le gouvernement du Malawi veut rapatrier par avion plus de 400 de ses ressortissants. Ces derniers s'étaient réfugiés avec d'autres étrangers de pays africains dans un stade de football en banlieue de Durban. On reproche au roi Zoulou Goodwill Zwelethini, d'avoir attisé la haine contre les étrangers en déclarant que tous les étrangers devraient rentrer dans leur pays d'origine. Zwelethini a affirmé avoir été improprement cité. Quoi qu'il en soit, dans les réseaux sociaux des dizaines de Sud-Africains se vantent d'avoir dépouillé des étrangers de tous leur biens, relève la FAZ qui constate avec inquiétude, qu'entretemps de nombreux ouvriers immigrés en Afrique du Sud se sont procurés des armes afin de pouvoir se protéger."

Autre thème: la décision du gouvernement kényan de fermer Dadaab

"Celui qui a vu une fois Dadaab, n'oubliera pas de sitôt les images des interminables rangées de tentes, de huttes, de cabanes faites de branches et de bâches plastiques, et les petites maisons de briques brunâtres, le tout recouvert d'une poussière rouge. Dadaab est le plus grand camp de réfugiés au monde, rappelle le magazine Stern. Entre 350 000 et 650 000 personnes - selon les estimations- y vivent ici dans l'est du Kenya , près de la frontière avec la Somalie. Quelques jours après l‘attentat perpétré par les terroristes de la milice Al-Shebaab contre l‘ Université de Garissa qui a coûté la vie à plus de 150 étudiants, le gouvernement kényan a annoncé vouloir fermer le camp. Apparemment les terroristes somaliens entrés au Kenya provenaient de Dadaab. En l'espace de trois mois, les Nations unies et les organisations humanitaires sont sommées d'évacuer le camp, sinon c'est l'armée qui le fera !

Flüchtlingslager Dadaab Kenia

Vue génerale du "camp" de Dadaab (photo prise à partir d'un hélicoptère)

L'hebdomadaire Stern constate que le Kenya a perdu depuis longtemps déjà tout contrôle sur Dadaab, fondé en 1991. Ce sont bien plus les milices somaliennes qui y règnent en maîtres. Il est recommandé aux employés des organisations humanitaires de ne se déplacer qu'avec des escortes armées entre les trois principales zones du camp. Dadaab n'est pas un „camp“ provisoire fait de tentes, c'est une véritable ville entre temps.

Flüchtinge in Dadaab Kenia

Une rue du camp de Dadaab. Le camp se trouve à 40 km de la frontier somalienne

Il y existe des ruelles commerçantes, dans lesquelles on vend aussi bien du sucre de contrebande que des portables, du carburant, de la bière, des pâtes ou,- plus ou moins discrètement-, des kalachnikovs. Chaque semaine, des tentes sont remplacées par des maisons de brique. Ce n'est pas la première fois que le gouvernement à Nairobi menace de fermer le camp. Jusqu'ici il ne l'a jamais fait, constate l'éditorialiste."

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