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Elections en Allemagne

La "Willkommenskultur" à l'épreuve

Au début de la crise des réfugiés en 2015, l'Allemagne a donné l'exemple avec la "Willkommenskultur". Mais deux ans après, les tensions politiques et les attentats ont mis à mal la politique d'accueil des réfugiés.

Écouter l'audio 02:10

Un comparatif des partis en lice pour les législatives sur la question des migrants

"Wir schaffen das", c'est-à-dire "nous pouvons le faire". Jamais des propos d'Angela Merkel n'ont déclenché autant de controverses politiques. La phrase devenue célèbre signifiait : l'Allemagne peut et va maîtriser les défis de la crise des réfugiés.

Mais entre temps ont eu lieu les agressions sexuelles du Nouvel An de Cologne, les attentats terroristes à Würzburg, Ansbach et Berlin qui ont fait de la sécurité un thème pour les législatives à venir.

En septembre 2015, des Allemands accueillaient des réfugiés dans la gare de Munich

En septembre 2015, des Allemands accueillaient des réfugiés dans la gare de Munich

L'AfD joue avec la peur des étrangers

Le parti de la droite populiste, Alternative pour l'Allemagne, surfe sur la crainte des étrangers : après l'attentat au camion-bélier de Berlin à Noël, l'AfD avait qualifié les 12 victimes de "morts de Merkel". L'AfD a récidivé suite à l'attaque terroriste à Barcelone. Selon sa chef de file pour les législatives, Alice Weidel, "la culture de l'accueil naïve compromet notre sécurité, tue des êtres humains et remet en cause notre paix".

Angela Merkel mise sur la sécurité

Pour tenter de récupérer une partie de son électorat tentée par ce parti anti-immigration, la chancelière Angela Merkel a promis la création de 15.000 postes de policiers fédéraux en plus. "Notre projet d'avenir est le bien-être et la sécurité pour tous", a lancé la patronne des chrétiens-démocrates. La chancelière promet aussi qu'un afflux de migrants comme en 2015 ne se reproduira pas. En revanche, elle refuse toujours de fixer une limite annuelle au nombre de réfugiés en Allemagne, contrairement à ce qu'exige son allié bavarois, la CSU.

Manifestation hostiles aux réfugiés en Thuringe, en octobre 2015

Manifestation hostiles aux réfugiés en Thuringe, en octobre 2015

Le SPD attaque Thomas de Maizière

Martin Schulz, dont le parti social-démocrate fait partie de la coalition au pouvoir à Berlin, a aussi évoqué récemment ce thème - sans être très précis. L'ex-président du Parlement européen, en perte de vitesse dans les sondages, a tapé sur le ministre de l'Intérieur qui, d'après lui "confond intégration et sécurité intérieure". Le candidat du SPD souhaite une nouvelle loi sur l'immigration et une accélération des procédures d'asile.

Die Linke veut l'arrêt des expulsions

Die Linke, la gauche radicale, accuse quant à elle le gouvernement d'Angela Merkel d'entretenir les causes des migrations en exportant des armes. Le parti, mené pour ces élections par la députée Sarah Wagenknecht, plaide pour des routes d'immigration sûres afin d'éviter les morts en Méditerranée et arrêter les expulsions vers des pays en guerre. En référence aux expulsions de migrants vers l'Afghanistan, autorisées par l'actuel gouvernement allemand.

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