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International

La violence de retour à Bagdad

Un double attentat a fait 150 morts au coeur de la capitale. A trois mois des élections de janvier, cet attentat fragilise le pouvoir irakien

Un soldat irakien hier devant le bâtiment ravagé du ministère de la Justice

Un soldat irakien hier devant le bâtiment ravagé du ministère de la Justice

Personne n'est vraiment en mesure de dire ce qui va se passer en Irak à partir du moment où les Américains et les Britanniques vont commencer à retirer leurs troupes. Certains prédisent le retour du chaos. Tandis que le Premier ministre Nouri Al-Maliki affirme que le gouvernement a la situation bien en main.

Ce dernier a en effet bâti sa crédibilité sur l'amélioration de la situation sécuritaire en Irak. Mais au vu de l’attentat d’hier il est permis d'en douter. Car les cibles ne sont pas fortuites. Les terroristes ont visé le ministère de la justice, celui des municipalités et le gouvernorat de Bagdad. Ils ont donc frappé des symboles forts d'une autorité irakienne déjà fragilisée puisque le 19 août dernier, un double attentat avait aussi frappé le ministère des finances et des affaires étrangères. A trois mois des élections, le risque est donc réel que l'Irak sombre de nouveau dans la violence.

Querelles irakiennes

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a bâti sa crédibilité sur le retour de la sécurité dans son pays

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a bâti sa crédibilité sur le retour de la sécurité dans son pays

Qui plus est, le Parlement irakien s'est montré incapable jusqu'à présent de s'accorder sur la loi électorale. Les députés doivent décider si les électeurs vont voter pour des listes ouvertes, c'est-à-dire comportant le nom des candidats, ou bien pour des listes fermées. Ce dernier cas de figure reviendrait à voter pour un parti sans connaître les personnes. Avec le risque de voir arriver au Parlement des individus peu compétents ou peu recommandables.

"Il y a une certaine lassitude des citoyens parce qu'ils savent que certains politiques ne pensent qu'à faire leur propre fortune ou celle de leurs proches", estime le juriste irakien Azad Othman, de l'université d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. " C'est pourquoi beaucoup de gens sont déçus par la politique. Mais je pense que si nous votons cette fois pour des listes ouvertes, alors il y aura peut-être plus de gens qui vont aller voter et les personnes élues seront de meilleure qualité."

Ces atermoiements politiques pourraient déboucher sur le report des élections. Une hypothèse qui n'augurerait rien de bon pour l'Irak et gênerait les Américains dans le retrait de leurs troupes. Celui-ci doit débuter l'été prochain et se terminer à l'horizon 2011.

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