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Vu d'Allemagne

La Turquie se détourne-t-elle de l'occident ?

Le cours politique suivi par le président Recep Tayyip Erdoğan en Turquie depuis le putsch avorté du 15 juillet dernier et sa volonté de rétablir le dialogue avec Moscou occupent les éditorialistes.

À propos de la rencontre à Saint-Pétersbourg entre le président russe, Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan après neuf mois de crise diplomatique, le quotidien Handelsblatt estime que "le partenariat qui se dessine entre Moscou et Ankara ne sera qu‘un partenariat de raison, mais il pourrait tout de même être préjudiciable à l'Occident.

Russland Recep Tayyip Erdogan und Wladimir Putin

Le président russe Vladimir Poutine a apporté son soutien mardi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, en visite en Russie, en disant souhaiter qu'il parvienne à ramener l'ordre en Turquie après la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.

L'Europe serait bien conseillée de ne pas continuer à brusquer la Turquie - mais plutôt de la ramener dans son camp, souligne le quotidien. Pourtant, au lieu de lier Ankara aux pays occidentaux, comme ce fut le cas il y a un demi-siècle avec l'adhésion de la Turquie à l'OTAN, les responsables politiques européens préfèrent l'abstinence diplomatique et coupent peu à peu les liens entre la Turquie et l'Europe", critique l'éditorialiste…


La Frankfurter Allgemeine Zeitung critique la gestion politique d'Erdoğan de manière générale :

Türkei - Kundgebung in Istanbul gegen den Umsturzversuch

Manifestation de soutien à Erdogan à Istanbul (le 7 août )

" Pour Erdoğan, la démocratie se réduit à se faire acclamer par les masses. Le partage des pouvoirs, les droits fondamentaux et les procédures institutionnelles ne figurent pas à son programme. Il veut créer maintenant sa nouvelle Turquie. Deux caractéristiques montrent déjà à quoi va ressembler cette nouvelle Turquie: D'une part, il n'y aura pas de paix sociale. D'autre part, l'Islam y jouera un rôle important, et encore plus le nationalisme…", souligne le journal de Francfort.


Un autre thème concerne le monde du football :

Un an à peine après sa sortie de prison, Uli Hoeness présente à nouveau sa candidature à la présidence du célèbre club Bayern Munich…

En juin 2014, l'ancien patron du club le plus prestigieux d'Allemagne avait été condamné à une peine de trois ans et demi ferme, en raison d'une fraude fiscale portant sur plus de 28 millions d'euros. Il n'a purgé que la moitié de sa peine. Uli Hoeness, âgé aujourd'hui de 64 ans, a annoncé qu'il se présenterait comme candidat unique à la présidence lors de l'assemblée générale du Bayern Munich en novembre.

Uli Hoeneß

Uli Hoeness, sorti de détention fin février après 21 mois derrière les barreaux, a convenu avec l'actuel titulaire du poste, Karl Hopfner, qu'il se présenterait seul à la présidence lors de l'assemblée générale du Bayern Munich en novembre.

"Dans le secteur privé, un tel retour serait sans doute plus difficilement défendable", estime le quotidien Münchner Merkur "mais un club de football peut s'orienter sur les souhaits de ses supporteurs à la base. Hoeness a toujours été un homme du peuple. Certes, tout le monde dans le pays n‘approuvera pas ce retour. Il est clair en tout cas que Uli Hoeness ne pourra plus jamais se présenter comme une instance morale..."

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