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Vu d'Allemagne

"La Turquie doit relever de gros défis"

Les journaux allemands reviennent largement sur les conséquences de la victoire électorale du parti islamo-conservateur AKP du président Erdogan en Turquie. Ils évoquent aussi les relations entre Bruxelles et Ankara.

"Paix intérieure, consensus politique, cohésion sociale, voilà ce dont a besoin maintenant la Turquie", souligne le quotidien Kölner Stadtanzeiger. "Car le pays fait face à de gros défis. L'économie est chancelante, le chômage augmente.

Illustration Türkei Währung Lira

La lire turque menacée de dévaluation

Et les problèmes dans le domaine de la politique étrangère sont au moins tout aussi sérieux. En menant campagne pour la chute du régime de Bachar al Assad à Damas, Erdogan a fait de la Turquie l'un des pays impliqués dans le conflit syrien. Un pays aussi divisé que l'est la Turquie actuellement ne peut relever de tels défis !" conclut le journal de Cologne …

L'éditorialiste du quotidien Die Welt se montre un peu plus optimiste: "Il reste une lueur d'espoir : car à la différence des dernières élections législatives en juin dernier, cette campagne électorale a été cette fois menée avant tout par Ahmet Davutoglu.

Türkei Premier Minister

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, garant d'un nouveau départ pour la Turquie?

Même si l'ancien et nouveau Premier ministre n'a pas dévoilé de différences idéologiques avec son mentor Recep Tayyip Erdogan, il ne partage pas son caractère vindicatif. Peut-être , espère l'éditorialiste, fixera-t-il certaines limites à la polarisation de la société et à la marginalisation de l'opposition."

L'UE critiquée pour son positionnement vis à vis d'Ankara

Plusieurs journaux se penchent sur la politique de l'Union européenne vis à vis de la Turquie. C'est le cas par exemple de la taz, die tageszeitung qui relève:

"Avant le scrutin déjà, des défenseurs turcs des Droits de l'Homme avaient critiqué la double morale de l'Union européenne, maintenant ils auront encore davantage de raisons de le faire", prédit le quotidien. "L'UE y compris la chancelière Angela Merkel, courtiseront Erdogan, lui verseront des milliards d'euros et satisferont sans se plaindre ses autres exigences, simplement pour qu'Erdogan créée de gigantesques camps de réfugiés sur le sol turc et qu'il ordonne à ses soldats de ne plus laisser les migrants franchir la frontière vers la Grèce.

Türkei Syrische Flüchtlinge

Réfugiés syriens à Istanbul

A courte échéance, cette politique peut servir l'Union européenne à réduire le nombre de réfugiés vers ses pays membres, mais à longue échéance, cela lui nuira énormément, craint la taz. Car celui qui ferme les yeux face aux atteintes aux Droits de l'Homme et au non respect des principes démocratiques en Turquie, ne pourra plus protester de manière crédible contre de tels actes en Hongrie et devra bientôt même tolérer les déficits démocratiques qui pourraient survenir dans les principaux pays membres !", conclut le quotidien berlinois.

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