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International

La Turquie décrète l'état d'urgence

Pouvoir "prendre des mesures efficaces et rapides contre la menace qui pèse sur la démocratie", tel est l'objectif officiel de l'état d'urgence. Parallèlement, la purge lancée après le coup d'Etat s'est intensifiée.

L'état d'urgence est un régime d'exception. Que prévoit-il exactement ? Si Recep Tayyip Erdogan a précisé qu'il n'était pas dirigé contre la démocratie et qu'il n'équivalait pas au droit de guerre, le chef de l'Etat peut désormais restreindre les droits fondamentaux, imposer un couvre-veu, proscrire les rassemblements ou encore contrôler ou interdire la couverture médiatique de certains évènements - le tout légalement.

Article 120

L'état d'urgence est réglementé par l'article 120 de la Constitution turque : en cas de risque grave d'actes de violence destinées à détruire l'ordre démocratique, il peut être imposé, pour une période maximale de six mois. Le Parlement doit encore valider la décision du chef de l'Etat - cela ne devrait pas poser problème étant donné que son parti, l'AKP, a suffisamment de sièges pour obtenir une majorité simple.

Qui est dépendant de qui ?

A Bruxelles, on observe également la situation de près surtout que la Turquie négocie actuellement son adhésion à l'Union européenne. "Jusqu'à présent, sur les 35 chapitres que la Turquie doit négocier, il n'y en a qu'un seul qui est bouclé. Si le processus d'adhésion est de nouveau bloqué parce qu'Erdogan se comporte comme il se comporte ce sera de facto la fin des négociations" explique Elmar Brok, président de la commission des affaires étrangères au Parlement européen, au micro de nos confrères de la radio publique allemande.

Au moins 55.000 personnes ont déjà été touchées par la purge, que ce soit dans l'armée, la justice, les médias ou encore l'enseignement.

Au moins 55.000 personnes ont déjà été touchées par la purge, que ce soit dans l'armée, la justice, les médias ou encore l'enseignement.

Selon lui, c'est avec l'économie que l'UE doit faire pression, indépendamment des négociations d'adhésion "La Turquie doit comprendre que si elle prend le chemin d'une autocratie, ces relations se détérioreront. Ils recevront moins d'investissements. L'union douanière ne sera plus développée. Cela aurait des conséquences dramatiques sur la popularité d'Erdogan dans son pays. Il faut que nous fassions comprendre que c'est Erdogan qui est dépendant de nous et non le contraire."

Un affirmation relative puisque dans le dossier des réfugiés, l'Union européenne a besoin de la Turquie. Elle a même besoin de toute la région : Egypte, Arabie-Saoudite, Iran - autant de pays qui ne sont pas vraiment réputés pour leur respect des droits de l'Homme.

En Allemagne, les inquiétudes se multiplient quant à la tournure que prennent les évènements depuis la tentative de putsch. Frank-Walter Steinmeier, le ministre des Affaires étrangères a appelé Ankara à respecter les principes de l'"Etat de droit" et à garder "la juste mesure des choses" dans l'application de l'état d'urgence

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