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Afrique

La Tunisie dit "non" à la corruption

Six ans après la chute de la dictature de Ben Ali, le pays doit lutter contre des actes terroristes mais pas que... La Tunisie est également engagée dans une véritable guerre contre la corruption.

Les autorités tunisiennes ont poursuivi jeudi encore leur coup de filet anticorruption en procédant à trois nouvelles arrestations pour "contrebande" dans les régions de Mahdia et Kasserine. Un coup de filet largement salué qui suscite beaucoup d’espoir d’autant qu’un projet de loi avait récemment poussé les Tunisiens à descendre dans la rue.

"Je ne pardonne pas! " c’était l’un des slogans des manifestants qui protestaient contre la loi dite de la réconciliation économique. Une loi qui prévoit que les hommes d'affaires et les fonctionnaires corrompus de l'époque de la dictature soient exemptés du paiement d'une amende. Cette loi avait suscité la colère de Tunisiens comme le chanteur Bayrem Kilani dit Bendix Man, qui n’a pas hésité à manifester aux côtés de ses concitoyens "une réconciliation politique peut avoir lieu devant la Commission vérité, mais ce n’est pas normal que les corrompus soient désormais autorisés à nouveau à rentrer par la porte de derrière."

Des structures "mafieuses" émergent

Outre les tentatives désespérées de changer de gouvernement pour stimuler la croissance, les attentats à la bombe ont plombé l’économie tunisienne. Conséquence : dans différentes régions des manifestations s’enchainent contre le chômage et pour une meilleure répartition des richesses et une plus grande transparence dans le secteur de l'énergie. Dans un rapport, l’ONG International Crisis Group (ICG) parle d'une "démocratisation" de la corruption et du clientélisme qui aurait conduit à l’émergeance en Tunisie de structures mafieuses. Pendant la dictature, les membres de la famille du président ont également tenu les rênes de l'économie. Depuis les changements politiques, de nouveaux acteurs arrivent sur le marché. Souvent, l'accès au système économique leur est refusé. Ce qui selon Michael Ayari les pousse à  infiltrer les mouvements de protestation des jeunes chômeurs pour les soutenir logistiquement et les inciter à un soulèvement contre les forces de sécurité. 


 

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