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Afrique

La Tunisie craint le retour des djihadistes

Selon le ministre tunisien de l'intérieur, environ 10.000 Tunisiens se seraient engagés dans le rang du groupe Etat islamisque. Parmi eux, on en dénombre aujourd'hui environ 2.000 qui combattent en Syrie.

Tunesien - Demonstration gegen die Rückkehr von Dschihadisten (Getty Images/AFP/F. Belaid)

Manifestations contre le retour des djihadistes en Tunisie

En Allemagne, c'est un Tunisien, Anis Amri qui a été mis en cause dans l'attentat sur un marché de Noel à Berlin. Un autre Tunisien, soupçonné d'être son complice a finalement été libéré. L'homme "n'est pas le possible contact d'Anis Amri", l'auteur selon les autorités de l'attentat de Berlin, abattu par la police italienne la semaine dernière. Et depuis quelques jours, en Tunisie, les autorités ne cachent plus leur angoisse de voir des djihadistes regagner le pays. 

Tunesien Sicherheitskräfte (Getty Images/AFP/M. Khalil)

Des forces spéciales sont aussi mobilisées...

Peur justifiée?

Elle est fondée dans la mesure où presque six ans après la chute de Ben Ali, de nombreux experts estiment que le système de prévention et de lutte contre le terrorisme a été démantelé. De nombreux prisonniers ont été libérés, y compris ceux qui étaient accusés de terrorisme. Dans certaines mosquées, les recruteurs d'organisations islamistes ont la main libre. D'autant plus que le chômage est endémique. Selon le ministre tunisien de l'intérieur, environ 10.000 Tunisiens se seraient engagés dans le rang du groupe Etat islamique. Parmi eux, on en dénombre aujourd'hui environ 2.000 qui combattent en Syrie. Majed Nehme est directeur du Magazine Afrique-Asie et spécialiste de la région. 

" Ils ont joué à l'apprenti sorcier maintenant ça se retourne contre eux. Mais ce n'est pas la Tunisie seulement qui a peur de ces terroristes. On se rappelle qu'en Europe - quand même  - qu'on a favorisé ou faciliter le passage de ces gens vers la Syrie via la Turquie parce que on considérait le régime de Bachar -al Assad comme le mal absolu. Et maintenant on se rend compte qu'on a aidé des criminels ".

Toujours selon Majed Nehme, la majorité des djihadistes tunisiens qui voudraient regagner leur pays passeraient probablement par la Turquie. Ankara qui joue à un double jeu selon les experts pourraient être tentée d'utiliser ces djihadistes contre les indépendantistes kurdes notamment. Il reste que les autorités turques jouent gros, dans ce feuilleton, d'autant plus qu'il y a de plus en plus d'attentats en Turquie.

Tunesien Sicherheitskräfte (Getty Images/AFP/F. Belaid)

Les forces de sécurité restent vigilantes...

Comment contrôler ces mouvements?

Les  groupes terroristes, que ce soit l'EI ou d'autres profitent du vide de pouvoir dans le pays pour prendre le contrôle des richesses, pétrolières par exemple pour financer leurs activités. C'est le cas en Irak, en Syrie ou en Libye, ou en plus l'opposition est elle-même divisée. La première solution est donc de mettre fin à ces guerres. Enfin, les experts dénoncent ce qu'ils appellent la doctrine du "regime change", qui veut que des pays occidentaux se donnent la responsabilité de changer les régimes considérés comme dictatoriaux en Asie comme en Afrique.

 

 

 

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