La tension monte entre Washington et Téhéran | International | DW | 14.10.2011
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

International

La tension monte entre Washington et Téhéran

Les Etats-Unis disent avoir déjoué un complot visant à assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington. Les services secrets iraniens sont pointés du doigt. La Maison Blanche exige que Téhéran rende des comptes.

default

Le procureur general Eric Holder, (à g.) et le chef du FBI Robert Mueller

Le ministère de la Justice américain a annoncé mardi avoir déjoué un complot orchestré par Téhéran pour assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington. Un Américain détenteur d'un passeport iranien ainsi qu’un membre des forces d'élite iraniennes Al Kuds seraient impliqués dans ce complot. Un complot qui aurait été planifié par les services iraniens. Alors que Téhéran rejette formellement ces accusations, l’administration Obama veut isoler l'Iran sur le plan international et, au minimum, durcir les sanctions existantes contre ce pays.

Mais alors que les Etats-Unis ont d'autres problèmes - à l'intérieur comme à l'exrérieur - iront-ils jusqu'à se entreprendre des mesures de représaille militaires ? Pour cela, il faudrait pour le moins des preuves que les Etats-Unis ont été attaqués. Bien difficile, puisque le prétendu attentat n'a pas eu lieu. Aussi, interrogé par la chaine de télévision ABC sur la question de savoir si ce complot était un "acte de guerre", le vice-président Joe Biden n'a pas répondu directement :

Joe Biden

Le vice-président américain Joe Biden

« Eh bien, c’est une action incroyable, dont les Iraniens devront répondre. Le plus important actuellement est d'unifier le monde entier dans la désapprobation morale de telles actions de la part de l'Iran. Mis à part ce que nous entreprendrons, de nouvelles sanctions ou autres - toutes les options restent sur la table - on doit montrer que le monde est uni, que ce n'est pas une affaire des Etats-Unis contre l'Iran, mais que les tentatives de changer la conduite de l'Iran sont une affaire universelle, et pas seulement la notre . »

Des ordres venus d'en haut ?

Quoi qu'il en soit, seul le président peut décider de réagir, militairement ou non. Et Barack Obama ne le fera certainement pas sans des preuves de l'implication des plus hauts dirigeants iraniens, le Guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei ou le président Ahmadinejad. Jusqu'ici, Washington n'a porté des accusations que contre les services secrets iraniens et leur unité d'élite Al Kuds. Cependant l’ex-ministre américain responsable de la sécurité intérieure, Tom Rich, a déclaré lui sur la chaîne NBC :

« Il est impensable que les forces d'Al Kuds puissent opérer unilatéralement, indépendamment de l'ayatollah lui-même ou du président Ahmadinejad. Il est clair que c'est une force sous le contrôle de la hiérarchie et des mollahs. Je ne peux pas m'imaginer que quiconque en Iran soit autorisé à opérer indépendamment de ces autorités ! »

Ayatollah Ali Khamenei

Le Guide suprême Ali Khamenei, en compagnie de généraux de l'armée iranienne

Néanmoins, nombreux sont les Américains qui se déclarent sceptiques vis-à-vis de Washington. Beaucoup pensent que ce prétendu complot ne serait qu'une affaire montée de toutes pièces pour trouver le prétexte d'isoler l'Iran sur le plan international ou peut-être même de l'attaquer.

Dans ses dernières déclarations sur l'affaire, Barack Obama a indiqué lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche que même si les plus hauts responsables du régime iranien n'avaient pas eu d'informations précises sur ce complot, ils devraient "rendre des comptes". Le président a encore affirmé que le complot est incontestablement le fait d'Iraniens. 

Auteurs : Silke Hasselmann, Philippe Pognan
Edition : Jean Michel Bos

La rédaction vous recommande

Audios et vidéos sur le sujet

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !