La tendance est au froid | Vu d′Allemagne | DW | 07.01.2009
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Vu d'Allemagne

La tendance est au froid

La presse allemande d'aujourd'hui revient de nouveau sur le plan allemand de relance de la conjoncture mais aussi sur les conséquences pour l'Allemagne du différend gazier russo-ukrainien.

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L'Allemagne a froid, très froid même. Et le Général Hiver n'a pas l'intention de battre retraite de sitôt...

L'Allemagne grelotte sous l'étreinte du général Hiver et il y a « de l'eau dans le gaz » comme on dit entre Kiev et Moscou. Mais l'Ukraine est-elle vraiment la victime, s'interroge la Süddeutsche Zeitung. Certes, Gazprom, propriété de l'Etat russe, ne suivrait pas une ligne dure sans l'aval de Vladimir Poutine qui a quelques comptes à régler avec son homologue ukrainien, Victor Iouchtchenko. Mais Naftogaz, entreprise d'Etat, peut elle aussi être utilisée pour mobiliser la solidarité occidentale contre une soi-disant agression russe. Il vaut mieux ne pas se laisser manipuler par l'un ou l'autre des deux adversaires.

Weißrussland Gas Konflikt mit Gazprom Russland Pipeline Kompressorstation

Gazprom ferme le robinet alors que l'Europe grelotte.

L'Ukraine, pays européen, est géographiquement condamné à assurer le transit du pétrole et surtout du gaz russe, souligne la Frankfurter Rundschau. Elle peut ainsi mettre Moscou sous pression qui, avec Gazprom, a de son côté tout le loisir de fermer le robinet. Les gazoducs qui contournent l'Ukraine libèrent l'Europe des conséquences de ce conflit. Mais on peut se demander si l'interdépendance entre consommateur et fournisseur d'énergie est suffisamment équilibrée pour conserver la paix et la sécurité sur le continent.

Deutschland EU Klima Steinkohlekraftwerk Scholven in Gelsenkirchen

Si le climat apprécie qu'on les supprime, les grandes centrales thermiques au charbon donnaient pourtant à l'Allemagne une certaine indépendance en matière d'approvisionnement en énergie.

C'est l'occasion pour certains confrères, dont die Welt, d'exiger un revirement de la politique énergétique. Après avoir préféré la protection du climat à la fiabilité de l'approvisionnement en énergie, l'Allemagne dépend maintenant de manière dramatique du gaz russe. La dépendance volontaire de l'Occident dans ce domaine a quelque chose de suicidaire. Le quotidien revient aussi, en première page, sur le suicide du milliardaire et grand industriel allemand Merckle, victime de la crise financière mondiale. Une crise qui pousse la coalition de Berlin à mettre en place un second train de mesures pour relancer la conjoncture.

Bundeskanzlerin Merkel nach Wahlschlappe der CSU in Bayern

Qui trop embrasse, mal étreint, dit le proverbe. On ne peut pas plaire à tout le monde...

Ce qui incite la Frankfurter Allgemeine Zeitung à s'interroger : les prochaines échéances électorales ne sont pas loin. Mais la réduction d'impôts voulue par les conservateurs représente 5 euros par mois, soit un paquet de cigarettes. Pas assez pour aller au zoo en famille. La prime à la casse, proposée par les sociaux-démocrates, risque plus de profiter aux constructeurs automobiles asiatiques ou français. Quand les promesses sont grandes, les déceptions risquent de l'être aussi.

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