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Vu d'Allemagne

La suite des "Paradise Papers" et les déclarations de Donald Trump sur les armes

Les journaux allemands reviennent sur les documents qui dévoilent les astuces de personnalités et d'entreprises pour échapper au fisc. Et sur les propos du président américain Donald Trump après l'attentat au Texas.

Les „Paradise Papers" sont un scandale qui éclabousse des célébrités comme la reine d'Angleterre ou le pilote de Formule 1 Lewis Hamilton mais aussi de grandes entreprises comme Apple, Total ou Nike.

"Just don't do it", peut-on en lire en Une de die tageszeitung, qui détourne à la fois le slogan et le logo de la marque Nike : sur la célèbre virgule, on voit un bonhomme stylisé qui porte un sac sur l'épaule empli de dollars, et se dirige vers un palmier. Un petit dessin qui résume à lui tout seul les allégations de fraude et "optimisation" fiscales à l'endroit de l'équipementier sportif américain.

"Avec ses vêtements de sport, Nike fait des milliards de profit. Une paire de Nike Air Max Thea coûte entre 130 et 160 euros. Vu les tarifs pratiqués, on pourrait penser que les impôts ne sont pas un problème pour la marque. Mais grâce à un mécanisme complexe de transferts d'une filiale à l'autre, le groupe américain évite de payer de grosses sommes au fisc. Un principe connu et autorisé par la loi", précise la taz qui publie par ailleurs sur deux pages un "petit guide de l'évasion fiscale légale".

La Süddeutsche Zeitung, qui fait partie du consortium qui a sorti les Paradise Papers, titre aussi sur ce scandale et consacre tout un dossier "au monde de l'ombre des grosses fortunes". La SZ revient sur les réactions aux Paradise Papers, et à ce que réclame à Bruxelles l'encore-ministre des Finances allemand : renforcer les sanctions contre les paradis fiscaux. Et le journal de ne pas s'étonner de l'implication de proches de Trump dans cette affaire, lui qui incarne la non-séparation du pouvoir politique et des intérêts économiques.

Le fait d'un déséquilibré ou de la société?

"On peut toujours se réfugier derrière l'argument qu'un bain de sang est le fait d'un individu déséquilibré", écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung à propos du massacre perpétré ce week-end dans une église du Texas. Le président Trump a en effet commenté l'événement en affirmant que les "Etats-Unis avaient des problèmes avec les dérangements psychiques, comme d'autres pays".

Ce qui évite d'avoir à remettre en cause le mal qui mine profondément notre société narcissique, poursuit le journal qui rappelle qu'il y a plus d'armes en circulation aux Etats-Unis que d'habitants. Et la FAZ de conclure: compliquer l'accès aux armes n'éviterait pas tous les crimes, mais ce serait "mieux que de regarder ce qui se passe sans rien faire".

 

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